Bande dessinée : Angoulême fait son festival, Arsenic aussi

28 Jan

Ça ne vous aura pas échappée : le festival d’Angoulême a ouvert ses portes hier, et les refermera dimanche. Pour l’occasion, Arsenic et Petites Culottes va vous donner envie de buller.

Ici, on aime la bande dessinée : l’Executive pétasse vous a déjà proposé de passer un week-end de BD, on vous a parlé de Pluto et de Walking Dead, en lice dans la sélection officielle d’Angoulême… Et le Festival international a décidé de vous en faire voir de toutes les couleurs.

Tout d’abord en noir et blanc, avec Cerebus : High Society, une saga bien connue des amateurs, qui met en scène un oryctérope (ou cochon de terre, vivant en Afrique centrale) alcoolique, bagarreur et asocial, qui n’a qu’un seul but : devenir riche à tout prix. A l’origine, une parodie de Conan le Barbare de Barry Windsor-Smith, créée en 1977, qui a pris fin en 2004 après 6 000 pages de planches soignées, à l’intrigue ultra-construite. Jusqu’alors jamais traduite en français, la BD du Canadien Dave Sim (qui sera ensuite rejoint au graphisme par l’architecte Gerhard) débarque enfin dans la langue de Molière chez Vertige Graphic,  pour un premier tome qui concourt dans la catégorie Patrimoine.

Ensuite en couleurs délavées, avec Toxic de Charles Burns. Le dessinateur revient à Angoulême (après Black Hole primé par le festival en 2007) avec une nouvelle peinture acerbe de la société américaine. Il continue ses « chroniques » de l’Amérique des années 70 avec un nouveau héros, sorte de Tintin punk comme se plaît à le décrire l’auteur, à l’influence entre ligne claire d’Hergé et histoires hallucinées de William Burroughs (figure de la Beat Generation). Totalement addictif.

Enfin dans une palette vive, avec Arzak l’Arpenteur de Moebius. Le héros solitaire, muet et emblématique de Jean Giraud, apparu pour la première fois dans le magazine Métal hurlant en 1975, revient pour une nouvelle aventure. Ce « policier du désert » arpente la planète Tassili et aura ici fort à faire avec l’enlèvement de Domyo, prince héritier de la confédération Dessmez. Le premier tome de ce qui s’annonce comme une trilogie.

Angoulême accueille également nombre d’expositions, de spectacles, de performances et d’ateliers autour de la bande dessinée. Un événement à ne pas manquer pour tous les amateurs du neuvième art.

Et pour les fans qui ne pourraient se rendre en Charente ce week-end, Moebius s’expose à Paris dans Transe Forme, à la fondation Cartier.

Cerebus : High Society de Dave Sim, éd. Vertig Graphic, 35 euros.

Toxic de Charles Burns, éd. Cornélius, 21 euros.

Arzak l’Arpenteur de Moebius, éd. Glénat, 18 euros.

Festival international de la bande dessinée d’Angoulême : jusqu’au 30 janvier 2011. Tél. : 0 892 707 057. www.bdangouleme.com

Dépeint par l’intégriste culturelle

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