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Freja Beha : la top qui te décoiffe

21 Fév

Freja Beha par Terry Richardson pour Vogue.

Comme les collections haute couture, les tops font les modes. Arrêtons-nous une minute sur celle qui a fait oublier le brushing Jennifer Aniston (une performance !), Freja Beha.

Freja Beha est la nouvelle égérie de la campagne printemps-été 2011 de H&M. Qui ? Prononcez « Fry-ya ». Un prénom garantie de hype. A la façon de Gisele, Agyness, Doutzen ou Coco (Rocha).

Depuis l’année dernière, elle est partout : lancée par Prada (chez qui on est loin d’aimer les moches), puis repérée par Miu Miu, Balenciaga et Chanel, la Danoise a vu sa cote monter en flèche. Lire la suite

Une nuit avec Vanessa Paradis

3 Jan

Je ne vous ferai pas le coup de l’enfant chérie des Français qui revient en force avec un album exceptionnel, ou de la baby doll de Joe le Taxi qu’un Hexagone de fans a regardé grandir.

Parce que Vanessa, moi à la base, je ne l’aime pas (contrairement à l’Intégriste culturelle). Pourtant lorsqu’on entend quelques mesures de Que fait la vie ou de Scarabée tiré du best of live acoustique enregistré l’été dernier à Versailles, force est d’admettre que cette seconde vie offerte aux succès de l’artiste est parfois bien meilleure que la première.

En général, un best of, c’est l’occasion de faire du neuf avec du vieux, ou du fric avec rien, mais cet album-ci servira d’intro à la tournée mondiale 2011 de la miss : c’est donc sur la vague d’Une nuit à Versailles que l’artiste présentera ses tubes sur les scènes internationales.

Et là, pour le coup, la fille est musicalement touchante. Une exception en ce qui me concerne, car ces dernières années l’ambassadrice de Chanel m’a fait plutôt marrer que pâmer. Feu d’artifice de rires d’ailleurs dans L’Arnacœur, lorsqu’elle embrasse un Romain Duris ruisselant et tout essoufflé d’avoir couru des kilomètres sur un bitume cramé, pardon mais chez moi ça ne l’a pas fait !

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Coco Rocha : une bombe sensuelle chez les top models

16 Nov

Sortons quelques instants des cliches liés au monde des défilés. Oublions les mannequins rachitiques, affamées, suicidaires ou dépressives pour constater que, sur les podiums, se promènent également quelques jolies demoiselles.

Depuis Naomi, Christie ou Eva, peu de mannequins ont suscité l’intérêt du grand public, jusqu’à ce que de vraies belles personnes pointent le bout de leur nez. Des modèles différentes de l’image sulfureuse de leurs ainées, des filles a priori saines, souvent casées, parfois mères de famille, chez lesquelles show-biz rime plus souvent avec charity que cocaïne.

La dernière pouliche de cette écurie de tops clean s’appelle Coco Rocha, un nom prédestiné s’il en est, pour une fille qui, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, s’est retrouvée propulsée au rang des miss les plus demandées des défilés.

Chanel, Marc Jacobs, Prada, Miu Miu ou Versace se l’arrachent déjà depuis quelques années.

Mais d’où sort cette fille ?

On est en 2002, une gamine de 14 ans, prénommée Mikhaila et surnommée Coco depuis l’enfance, participe à un concours de danse irlandaise. Sur scène, la belle cartonne et tape dans l’œil d’un booker de mode, Charles Stuart, qui l’embarque sur les sentiers de la mode, lui prédisant un avenir doré. Et ça le fait !

Le charme et le naturel de la miss opèrentet deux ans plus tard les couvertures de Vogue, ELLE ou Harper’s Baazar s’emparent de son image…

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Catherine Deneuve : une blonde qui sent le soufre

3 Nov

Le monde entier la connaît, elle est la représentante incontestée des actrices françaises, elle a fait chavirer des générations d’hommes avec sa blondeur bourgeoise… Elle vient de fêter ses 67 ans le mois dernier et est toujours en haut de l’affiche. À une semaine de la sortie de Potiche, Catherine Deneuve fait encore parler d’elle. Mais quel est son secret ?

Catherine, c’est un physique

La blonde classique, par excellence. Avec sa longue chevelure d’or, Catherine Deneuve devient la jeune première bardée d’innocence. Une crinière emblématique, à tel point qu’elle figure aujourd’hui en belle place à la Cinémathèque française, pour l’exposition « Brune/Blonde ». Ainsi parée, Catherine écope des rôles de bourgeoise gracieuse et ingénue qu’il conviendra de débaucher. Ce sera chose faite avec son premier mari Roger Vadim dès Le Vice et la Vertu. Puis bien sûr dans Belle de jour de Luis Buñuel. Et bien d’autres après.

Catherine, c’est un mythe

Ah Catherine Deneuve et les hommes… Catherine et le cinéma… Elle a charmé Serge Gainsbourg (indispensable !), fait tomber en amour Marcello Mastroianni, François Truffaut ou Pierre Lescure (?). Lire la suite

Icônes de la sensualité : Eva Herzigova, tu sors !

8 Juin

Il est vrai qu’Arsenic et Petites Culottes a plus d’une fois célébré la femme bien en chair : de Tara Lynn à Beth Ditto. On a également fustigé le régime Dukan. Célébré la femme enceinte et la maternité. Bref comme toutes les femmes, nous aimons voir des rondeurs en une des magazines… même si toutes, ou presque, nous faisons attention à notre ligne et contrôlons notre poids avec la rigueur d’un métronome, notamment à l’approche de la case plage.

Dans ce brouillard ambivalent de culpabilité et de plaisir, nous avons trouvé nos idoles : des femmes à mi-chemin entre le rêve et la réalité, qui affichent des physiques sculpturaux tout en donnant l’impression de manger ce qu’elles veulent… ce n’est, bien sûr, qu’une impression, mais laissons-nous aller à rêver. Des actrices et mannequins fraîches et pulpeuses qui font honneur aux courbes féminines et affolent les hommes… Des femmes qui célèbrent la vie et le corps, quoi !

Penélope Cruz : L’Espagnole muy caliente est une femme latine avec des formes là où il faut. L’actrice, bien plus fine lorsqu’elle était jeune (elle a fait de la danse classique et on sait combien la discipline impose un régime eau-poulet très strict), a accepté sans sourciller de prendre quelques kilos pour son compatriote et pygmalion Pedro Almodovar. Lire la suite

Tendance : la folie cupcakes

4 Juin

Cupcake de Chloé S

Il est petit, rond, coloré, tendre, crémeux, sucré, et c’est devenu le meilleur ami de toutes les nanas un peu gourmandes et très girly : le cupcake est la nouvelle pâtisserie à la mode. Totalement addictif, il a envahi boutiques, magazines féminins et cuisines. Comment est-on devenues toquées de cupcakes ?

Le cupcake est régressif.

Le premier atout du cupcake : le sucre ! Avec son gâteau moelleux et son glaçage onctueux, cette petite pâtisserie allume les warnings de l’envie. Et nous fait faire un flashback gustatif en enfance. Soudain ressurgissent des souvenirs d’après-midis pâtisserie avec maman, passés à lécher la pâte crue à même la cuillère et à plonger notre index gourmand dans la casserole de chocolat fondu. Comme ses petits cousins les cookies ou les muffins, le cupcake est un véritable appel au crime pour la silhouette. C’était sans compter sur la tendance régressive : aujourd’hui, le top c’est d’afficher sa gourmandise tout en gardant une ligne de brindille (ça devient un peu compliqué pour nous, les filles). Et quand Suri, l’enfant la plus tendance de la planète, s’en lèche les babines, on oublie définitivement les calories, et dans la rue, on arbore fièrement ce petit accessoire si girly, en mode « oui je suis une fille qui se fait plaisir, et je vous emmerde ».

Le cupcake est vintage.

Il est en effet l’emblème de la femme au foyer américaine des années 60, type Madame Cunningham de Happy Days et Kitty Foreman de That 70’s Show. Lire la suite

Le magazine Be se tape l’incruste dans mon sac

11 Mai

Botero - "Femme lisant"

La presse féminine est un monde de brutes, dominé par des mastodontes (des dinosaures ?) qui répondent aux doux noms de Elle, Vogue ou Cosmo. Un univers impitoyable où il ne fait pas bon être de la chair fraîche. Pourtant, les nouveaux n’en finissent plus de fleurir dans les étals des kiosques.

La femme d’aujourd’hui a donc l’embarras du choix et peut se repaître de Biba, Femme actuelle, et maintenant Grazia, Envy ou Be… jusqu’à l’indigestion. Tous œuvrent à leur manière pour satisfaire ses envies de mode, beauté, people, psycho, déco… Et tous essayent d’imposer leur style et leur image, dans l’espoir de se différencier les uns des autres. Elle ? Hyper bien vu dans le genre « coucou, c’est moi l’establishment (la mamie ?) » : mais trop de publicités (la rançon de la gloire) et un style un peu figé depuis des décennies : j’ai 32 ans et je me sens extrêmement jeune quand je les lis (évidemment que j’exagère !)… Grazia ? La petite sœur, qui a soufflé sa première bougie en février. Un mag ambitieux qui semble avoir trouvé une bonne petite place et qui mise sur la recette du Look anglais (aaaah, toujours copié, jamais égalé ?), mais un peu trop people et mode sophistiquée (donc glacé et glacial) à mon goût. Envy ? Hum, alors là franchement, je passe mon tour… Photos de couv floues (dans le métier, c’est un peu la loose), aucune cohérence éditoriale… Je me suis perdue en cours de lecture et j’ai couru vers le premier panneau « Exit » que j’ai trouvé. Lire la suite