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Mon stagiaire est un boulet

26 Sep

Je vous entends vous indigner d’ici. En guise de préambule, sachez que j’ai vécu le Mouvement des stagiaires précaires de l’intérieur. Moi-même en stage de fin d’études pendant la naissance du mouvement, j’ai été jusqu’à m’abonner à leur newsletter, assister à un meeting et traîner mes Cortez à une de leurs manif’. Eh ouais, les rédactions de magazines, agences de communication ou grosses entreprises du CAC 40 comptaient (et comptent encore) des départements entiers peuplés parfois à plus de 50 % de stagiaires. OK : certains employeurs sont vraiment de putains d’esclavagistes qui profitent de cette main-d’œuvre cheap, servile et qualifiée. Désormais de l’autre côté du miroir, j’ai pu vivre les joies de devenir « maître de stage » ou tuteur. Et de me rendre compte que tous les stagiaires ne sont pas ultra-qualifiés ou désireux de le devenir. Loin de là.

Le mongolito venu d’un pays lointain, très lointain

Son recrutement est le fruit du programme promu par votre boîte depuis 15 jours : elle accueille pour un stage de six mois des étudiants (très privilégiés, hein) du monde entier. Pas de bol, vous êtes la première à en faire les frais ! Bruno est brésilien, parle très mal le français mais « adaôôôrrr » le marketing du luxe à la française. Vous pensiez pouvoir lui refiler toutes vos basses besognes (benchmarker les fournisseurs, défaire des cartons et classer la PLV par type de produit, mettre à jour la mise en page de vos documents PowerPoint, ce genre de trucs simplissimes…) ? Que nenni, « BuRno » (vous l’avez rebaptisé ainsi au bout de deux jours) est très « yenti », mais il ne sais rien faire de ses dix doigts. Lire la suite

10 raisons de penser que tu as besoin de vacances

27 Avr

© Hausstaubmilbe

Chaque année, à la même période, la sentence tombe tel le couperet sur la nuque de Louis Capet : ton corps réclame, non, exige des vacances. Nous sortons d’un week-end ensoleillé de trois longues et heureuses journées, et on s’y serait cru. Entre la fin avril et le début du joli mois de mai, impossible de penser à autre chose qu’à quelques semaines en mode off. Certains signes permettent même de voir le phénomène de manque arriver. En voici une petite liste, non exhaustive, que je vous laisse le soin de compléter.

Et tu sais que tu as besoin de vacances quand :

  • Tes pieds, confinés ses six derniers mois dans tes godillots de fortune, sont tout pourris : tu cours dévaliser la pharmacie pour redonner un aspect humain à tes ongles (tout mous), tes talons (orangeâtres) et tes orteils (qui ressemblent à des saucisses-cocktail qu’on aurait oubliées sur le feu). Au fond, tu as juste besoin de marcher pieds nus dans le sable/l’herbe/un torrent.
  • Tu angoisses le dimanche soir… tu déprimes le lundi, tu te saoules le mardi pour oublier, tu cuves le mercredi et tu renais le jeudi soir : « Plus qu’un jour à tirer et c’est le week-end. » Bref, tu n’es absolument plus corporate, mais qui peut te jeter la pierre, hein ? Lire la suite

Le phénomène du choc professionnel

8 Avr

Vous l’avez sans doute vécu ou êtes sur le point d’en faire l’expérience. Le choc professionnel se produit généralement après un ou deux ans dans la vie active, hors périodes de stage. Enfin, si vous n’êtes pas dans le déni… Il s’agit de cette douloureuse prise de conscience qui vous révèle à vous-même que votre vie professionnelle ne sera pas celle dont vous aviez rêvé. Analyse d’un passage obligé par la case désenchantement.



Nous avons tous été de jeunes loups

Même si tu n’as pas immédiatement trouvé ta voie – tu n’avais jamais imaginé une seule seconde que tu finirais chargé d’études -, tu as toujours été persuadé que tes longues années d’apprentissage déboucheraient sur un eldorado professionnel. Un boulot intéressant, des collègues enrichissants, une hiérarchie qui te challenge. Quoi de plus normal, toi qui as vécu aux crochets de la société – et accessoirement de tes parents – pendant près de deux décennies. Si, si, rappelle-toi : tu as insisté pour faire tes études à Marseille, ton année d’Erasmus au Mexique et ton stage non rémunéré en Australie. Entrecoupe tout ça par tes séjours à Val d’Isère ou sur l’île de Ré pour « décompresser », tes bringues 7 jours sur 7 avant de sécher mollement tes TD de micro-économie : on arrive à une note plutôt salée. Du coup, tu veux te rattraper. Prouver à tes parents qu’ils ont eu raison d’investir dans ton éducation. Et dès tes premiers stages, tu arrives ponctuel et bien peigné. Serviable et discret, tu mets tout en œuvre pour faire au mieux. Comme si ta vie dépendait de ton élection en tant qu’employé du mois. C’est décidé, dans la vie, tu vas « y arriver ».

Une claque dans la face tu te prendras

Avec du recul, ton attitude de jeune premier te fait bien marrer. Lire la suite

A quelle catégorie de sociopathe appartient votre patron ?

23 Nov

Christian Bale dans American Psycho

Ah ! Elle a bon dos, la crise ! Mais le salarié n’est pas dupe, non. Il observe, impuissant, les comportements managériaux se crisper à l’extrême. L’open space nous « tue », l’atteinte des objectifs nous tresse et les primes ont disparu. On vous fait régulièrement comprendre que vous avez la « chance » d’avoir un emploi – non que vous le méritiez par vos compétences ou vos accomplissements -. Et d’ailleurs, si vous n’êtes pas content, environ 102 236 personnes ayant le même profil que vous seraient prêtes à reprendre votre poste pour la moitié de votre salaire. A bon entendeur…

Cet article a la non-ambition de dresser un bestiaire des patrons. Ceux qui sont censés implémenter l’organisation des relations intra-entreprise, motiver, manager, bref, faire en sorte de sortir le meilleur de chacun de leurs employés. Si vous êtes dans une moyenne ou petite entreprise, on entend par « patron » le  grand manitou de la boite. Si vous êtes dans un grand groupe, il s’agit de votre N+2,3 ou 4, en d’autres termes la personne la plus haut placé à qui vous rendez directement des comptes. Si vous êtes vous-même big boss ou à la tête d’un département entier, lisez attentivement ce qui suit avant de téléphoner à votre psy ou à vos parents.

Tom Cruise dans "Jerry Maguire".

Le jeune loup

Il vient de monter sa boîte et vous êtes peu ou prou son premier employé, embauché au SMIC roumain. Si vous l’admirez pour son courage et son abnégation – selon ses dires, il ne s’est pas payé depuis 2008 -, vous constatez qu’il a tendance à tout faire reposer sur vos frêles épaules. Vous gérez les prestataires impayés, les fiches de paies, le standard téléphonique et les rendez-vous avec de petits clients – qui font quand même tourner la boîte -, alors que lui passe ses après-midis en « déjeuners d’affaires » dans des restaurants étoilés. Il est familier avec vous, vous a présenté sa copine, ses potes et même sa famille, mais au boulot, il vous irrite.

Son problème : Le jeune loup a toujours été un « Joe la démerde ». Peu brillant mais furieusement charmeur, il a forcé les portes des écoles de management pour fils à papa, où il faisait déjà en sorte d’en faire le moins possible dans le cadre de travaux de groupe. A la fin, c’est quand même lui qui présentait l’intégralité de l’exposé à la classe.

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Les outils en ligne pour cartonner au boulot

21 Oct

Mad Men

Pourquoi se compliquer la vie, perdre du temps, de l’énergie et parfois de la crédibilité professionnelle, alors que notre meilleur ami l’Internet nous accompagne tout au long de nos interminables journées de travail ? En tant que stakhanoviste devant l’éternel et en bonne partisane du moindre effort – non, ces deux notions ne sont pas antinomiques –, je vous livre ma botte secrète : des sites que vous allez ajouter à vos favoris à coup sûr. (Ceux qui ne savent pas ce qu’est un « favori » passeront leur chemin, n’est-ce-pas…)

Netvibes. Plutôt que de tomber sur Google – ou pire encore, MSN – en lançant votre navigateur à votre arrivée au bureau, convertissez-vous à la mode Netvibes. Gain de temps assuré ! C’est quoi, ce truc ? Grâce à votre page d’accueil Netvibes, vous devenez une sorte de Dieu omniscient du Net, avec ses 180 000 widgets – contraction de « Windows » et « gadgets » – et la possibilité de s’abonner à une multitude de flux RSS. L’avantage ici est de pouvoir organiser l’ensemble de ces flux à la carte sur un tableau de bord dont vous maîtrisez la structure et l’apparence. Toute l’information de votre secteur d’activité arrive directement devant vos mirettes via ce canal. Vous gagnerez sans doute également en productivité en « dashboardant » votre compte Facebook ainsi que votre boite mail perso : cela vous évitera d’aller rafraichir 7 000 fois par heure ces pages qui, je vous le rappelle, relèvent de votre vie personnelle, bande de gros vilains.

Dropbox. L’outil par excellence des travailleurs nomades. C’est quoi, ce truc ? Dropbox est un logiciel à télécharger qui vous permet de stocker en ligne et gratuitement jusqu’à 2 Go de données, tout type de fichers confondus (documents, images, vidéos, applications…). Pratique lorsqu’on ne travaille pas uniquement sur l’ordinateur de son bureau. Lire la suite

Et toi, est-ce que tu buzzes sur le marché de l’emploi ?

3 Juin

Les demandeurs d’emploi ou ceux désireux d’en changer doivent redoubler d’inventivité pour être VISIBLES. Viadeo, réseaux d’anciens élèves, LinkedIn, Doyoubuzz : comme dans le cochon, tout est bon pour signifier à qui voudra l’entendre qu’on a le profil. En maître Yoda de la recherche d’emploi, l’Executive pétasse se propose de partager ses commandements pour vous aider à ne pas sombrer trop longtemps du côté obscur du Pôle Emploi.

Des contacts pertinents tu auras.

Viadeo et LinkedIn permettent aux internautes de se constituer un réseau, mais ces plates-formes professionnelles ne sont pas toujours très efficaces lorsqu’elles sont utilisées à mauvais escient. La majorité des profils sont trop souvent constitués de contacts à mille lieux de votre secteur d’activité : vos potes. Si vos amis peuvent vous être utiles (si si), c’est dans une approche plus directe qu’il faut s’en servir. N’hésitez pas à inonder vos contacts mail en fonction de leur situation professionnelle ou même de l’école dont ils sont diplômés : ils sont susceptibles d’avoir eux-mêmes des amis positionnés dans des boîtes qui recrutent. Choisissez de préférence des contacts qui vous connaissent plutôt bien : ils vous vendront d’autant mieux auprès de leur propre réseau. Envoyez-leur simplement votre curriculum en pièce jointe en précisant les différents types de postes que vous recherchez. S’ils réussissent à ferrer quelqu’un ou qu’ils entendent parler d’un poste, c’est là que vous enverrez une lettre de motivation. Lire la suite