Tag Archives: Grossesse

Les cadeaux sympas à offrir à vos copines enceintes

2 Nov

« Ce qui vous attend si vous attendez un bébé »

Je ne sais pas vous, mais autour de moi, toutes les nanas sont enceintes ou viennent d’accoucher d’un ou deux bambins (les joies des grossesses gémellaires). Alors comme je risque également de repasser bientôt par la case « en cloque » moi-même, voici une vraie question essentielle : qu’est-ce qu’on offre à une jeune maman qui a déjà fait chauffer la carte bleue  à défaut d’avoir fait chauffer sa vie sociale durant les derniers 9 mois de gestation (exit les doudous, gigoteuses et autres chaussons en laine) ?

Parce que votre copine est avant tout une femme d’aujourd’hui qui n’a (ou n’aura) pas (nécessairement) laissé son bon goût dans la salle d’accouchement, traitez-la avec respect en ne lui offrant la première panoplie DP.AM qui vous passe sous la main. J’ai fait travailler mes neurones et mes favoris Internet pour vous. Premier temps de ma sélection en trois trimestres.

  • Un papier peint sympa

Elle a sûrement déjà pensé à un semblant de déco. Et sans doute a-t-elle opté pour des murs blancs, crème, vieux rose, bleu nuage ou vert prairie. Quoi qu’il en soit, si votre copine a un semblant de goût, elle aura évité la frise Winnie l’Ourson ou la thématique Dora l’Exploratrice. Lire la suite

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Maternité : l’enfer c’est les autres

3 Oct

"Rosemary's Baby" de Roman Polanski.

Enfin, les magazines, de Elle à Psychologie Magazine, et le cinéma, avec Un heureux événement de Rémi Bezançon (sorti mercredi dernier), désacralisent la maternité béate. Il était temps, car après des siècles de culte en papier mâché, la mère le clame haut et fort : non, elle n’est pas une icône drapée dans une aura de pureté. Non, elle n’est pas qu’amour. Elle est aussi stress, frustration, fatigue et rage. Et parfois le conte de fées idyllique se transforme en film d’horreur qui a un nom : la dépression post-partum. La faute à qui ? En partie aux autres !

La grossesse

Le malentendu entre eux et vous commence ici même. Vous annoncez que ça y est, votre corps abrite la vie ! Vous êtes bouleversée, vous ne savez plus trop où vous en êtes… Vous comptez sur le soutien de vos proches, de la société, qui bénissent la mère comme une Sainte Vierge ? Attention à la désillusion. Voici quelques réactions auxquelles vous pouvez d’ores et déjà vous attendre :

  • Votre famille n’en peut plus d’extase : « Je vais enfin être grand-mère ! » (Il n’est déjà plus question de vous, et en prime, vous prenez un coup de vieux.) Quand vous n’êtes pas déjà entourée de 12 neveux et nièces, tous à l’école primaire : « On se demandait quand vous alliez enfin vous décider à devenir adultes. »
  • Vos amies déjà mères vous font adhérer à leur club « Jamais sans mon enfant » (sans vous demander votre avis) : soirées (à 18 heures, faut pas coucher les gosses trop tard) entre filles (et morpions) avec moult détails gore sur leurs expériences et sur l’accouchement de « l’amie d’une amie » que vous ne souhaitez surtout pas connaître.
  • Celles sans attaches vous abreuvent de « C’est génial, ma chérie, mais alors tu ne vas pas pouvoir venir faire la fête à Bali l’été prochain. » Ce n’est pas du désintérêt (elles ont besoin de savoir pour refiler votre part du budget à une autre fille fraîche et libre comme l’air et comme elles), c’est juste un gros manque de tact. Lire la suite

Claudia Schiffer enceinte et nue en couverture de Vogue : on nous refait le coup

17 Mai

© Deutsch Vogue by Karl Lagerfeld

Les Angelina, Demi, Halle, Monica, Courteney, et caetera, se sont mis en tête de nous foutre les boules. Ces dames ont décidé de faire tout comme nous, mais en mieux : avoir un job passionnant, se taper les plus beaux mecs du monde, fonder une famille modèle et rester radieuse à 40 balais malgré leur énième grossesse. Enquête sur un phénomène rampant.

© Vanity Fair - By Annie Leibovitz

La goutte d’eau qui a fait déborder le pastaga : Claudia Schiffer, 39 ans (qui a d’ailleurs accouché vendredi de son troisième enfant, une petite fille), fait la couverture du Vogue allemand enceinte jusqu’aux dents (de porcelaine) et nue, dans une position quasi identique à celle de Demi Moore en couv’ de Vanity Fair en 1991. Mais quand c’est Karl Lagerfeld qui est derrière l’objectif, on ne crie pas au plagiat mais au génie, hein ! Annie Leibovtiz appréciera. Bref, force est de constater que les people s’ennuient trop. Ils ont donc décidé de venir marcher sur les plates-bandes du tiers-état, nous, le commun des mortels.

Comme si les nanas lambdas n’avaient pas assez de complexes ! Et là je dis STOP. Si je ne peux pas être Claudia Schiffer, alors il est peu probable que Claudia Schiffer puisse être MOI. Lire la suite

Hollywood et le tabou de l’avortement

6 Avr

© Cherry Productions

Hollywood n’aime pas l’IVG. La maternité y est d’ailleurs souvent portée à l’écran sur un mode neuneu. (On se souvient avec effroi de Allo maman, ici bébé, en 1989.) C’est donc tout naturellement que la sortie en 2007 de deux comédies abordant le thème de la grossesse non désirée aurait dû nous réjouir. Parmi ces opus, si le film Juno est perçu comme une fiction « intelligente », En cloque, mode d’emploi (Knocked up) est, quant à lui, à ranger dans la catégorie des films « drôles » à l’humour calibré pour nos amis les hommes.

Jusque-là tout va bien. Je passe un bon moment devant chacun de ces blockbusters. Mais quelques jours après avoir visionné Knocked Up, je suis foudroyée par une révélation : à aucun moment le mot « avortement » n’est prononcé. AUCUN. Nous avons donc Alison (Katherine Heigl), jeune trentenaire vivant chez sa sœur et son beauf et sur le point de recevoir la promotion de sa life, qui tombe accidentellement enceinte après une partie de jambes en l’air éthylique avec un gros attardé, gentil, pas beau et fauché. Il faudra toute la magie d’Hollywood pour créer le retournement de situation qui permet à Alison d’aller au bout de sa grossesse, et d’en faire un film marrant. Sauf que voilà, le pourtant pas très conservateur Judd Apatow, qui réalise le film, en a oublié une scène : celle où Alison se pose une question simple mais essentielle : « vais-je garder cet enfant ? » Au lieu de ça, nous assistons à la plus belle ellipse de l’histoire du cinéma. Alison urine sur 58 tests de grossesse, réalise qu’elle est vraiment enceinte et là… RIEN. Elle cherche à contacter le géniteur, Ben (Seth Rogen), le revoit et lui demande de l’accompagner chez le docteur. Quand le gynéco lui confirme sa grossesse, elle fond en larmes (des larmes de désespoir). Sa mère lui conseille de « s’en occuper » (traduction : de recourir à une IVG), et un des potes de Ben lui conseille un « avorchose » ou ce qu’il appelle un « transbordement », parce que « ça rime avec ». L’avortement a clairement été banni du scénario tant dans les mots que dans les faits. Alison gardera le bébé. Fin d’une histoire pas très crédible. Lire la suite