Tag Archives: Desperate Housewives

« Desperate Housewives » est fini : et alors

16 Mai

Elles ont débarqué sur le petit écran américain en 2004. Alors que la bande de copines de Sex and the City rendaient leurs sacs Prada et leur armée de Manolo Blahnik, Lynette, Susan, Bree et Gabby dégainaient leur tablier et leur fouet à pâtisserie. Mais pour elles aussi la roue a tourné puisque dimanche les deux derniers épisodes de la série ont été diffusés aux États-Unis. Alors, émus ?

À leur arrivée, elles incarnaient une certaine idée du vintage sexy et remettaient la femme de foyer au goût du jour. Un pari osé mais immédiatement gagnant. À tel point que Laura Bush, alors première de toutes les dames (au foyer), leur rendait hommage lors du très officiel dîner des correspondants de presse de la Maison-Blanche la même année. Celui qui a eu la bonne idée de l’époque, c’est Marc Cherry. En pleine vague des séries de filles, les quatre voisines de Wisteria Lane sont des stéréotypes d’Américaines moyennes, coincées dans une banlieue de maisons témoins Kaufman & Broad, entre couches, mari, barbecues de quartier et repassage. Une vie presque idyllique (?) si le suicide d’une de leurs amies n’était venu fissurer le vernis glacé de leur existence. Une satyre d’une société américaine réac. Et au départ, c’était réussi et nouveau. Accrocher le téléspectateur avec des thèmes comme le conservatisme et le communautarisme alors que l’heure est aux tatoués qui cherchent à s’échapper de prison et au sexe dans toutes ses positions était alors une gageure intéressante. Lire la suite

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Le bar à sieste, c’est pour qui ?

4 Nov

Depuis environ un mois, il n’a échappé à personne que le premier bar à sieste de France s’est ouvert en plein cœur de Paris. Un espace de relaxation dans lequel on dort quinze minutes, moyennant 12 €. Pour le prix, vous vous retrouvez allongé dans une micro-chambre dotée d’un lit chauffant, couverture et casque de musique douce à l’appui.

Mais cette pause dodo, qui en profite ?

Toi qui me lit caché derrière ton ordi ? Certes, il t’est arrivé d’avoir un gros coup de pompe après le déjeuner, ou de rêver de pouvoir t’allonger dans un coin cosy plutôt que de rester collé au PC. Toi qui as dû, au moins une fois, t’éclipser dans les toilettes de la boîte histoire de « respirer », et t’offrir une pause inespérée.

Ne serais-tu pas parfois prêt à vendre ton âme au diable pour dix minutes de répit ? Mais pas au point de disparaître. Car si ton boss te voit faire, c’est bien plus de quinze minutes de tranquillité que tu va récolter.

Le bar à sieste, c’est peut-être pour la mère de famille, cette femme qui, épuisée par sa marmaille, les lâche enfin à la garderie. Après des semaines de négociation pour avoir une place, elle a enfin une après-midi pour s’acheter trois fringues, voir d’autres desperate housewives ou même ranger, oui, ranger tranquille.

Peut-être elle...

Mais vu le prix de la halte-garderie, pourquoi irait-elle pioncer payant en plein cœur de Paris alors qu’elle peut enfin le faire chez elle, dans le silence et gratis ?

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Exit Lady Gaga, vive Lady Yoga

6 Juin


Dimanche matin, dans un centre de yoga du Quartier latin, en plein cœur de Paris (spécial bobos). Perchés sur une jambe, 30 yogis immobiles vibrent intérieurement au son des cloches de Notre-Dame, les bras en croix, visages tournés vers le ciel, fronts déplissés. Silence religieux dans la salle.

Si tu penses « mais c’est quoi ces freaks ?« , cet article est pour toi.

Souviens-toi de ta première bouchée de wasabi, le mouvement de recul, c’est bizarre, c’est vert, ça pique… et au final, c’est trop bien. Le yoga, c’est un peu pareil. Sauf que c’est indien, pas japonais.

Comme tout adepte, j’ai d’abord été noyée par un flot de noms bizarres, hindous apparemment (sanskrit en fait, autant dire du martien). Voici donc une petite note explicative et non exhaustive à destination du curieux un peu pressé qui voudrait sauter l’étape du rite initiatique où l’on ne comprend rien, et arriver directement à la case pratique.

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L’a-yur-ve… quoi ? आयुर्वॆद

6 Avr

Plus qu’une médecine douce, véritable art de vivre, l’Âyurveda (comme ça se prononce, ou encore आयुर्वॆद si ça vous aide) est le concept holistique mêlant le carrément Physique au très Spirituel qui régit l’hygiène de vie en Inde depuis environ 5 000 ans. Comme ils sont aujourd’hui plus d’un milliard à suivre cette voie, ça vaut le coup de jeter un œil.

Le postulat de départ, c’est que chaque personne est un mélange des cinq éléments naturels qui l’entourent – eau, feu, terre, air et… espace (non, pas Leeloo Wallace). Mettons. En venant au monde, nous sommes par défaut déséquilibrés par un trop-plein de deux éléments, un état de fait qui détermine nos forces et nos faiblesses.

C’est là que ça devient rigolo. Il existe trois types de constitution de naissance, trois couples d’énergies dominantes, appelés les trois doshas : Pitta, Vatta et Kafta (feu-eau, espace-air et terre-eau). Chaque dosha se caractérise par des traits tant physiques que comportementaux. Plutôt brun, plutôt musclé ? Pitta. Fine et rêveuse ? Vatta. Visages pâles, plutôt solides ? Kafta.

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Tendance : la folie cupcakes

4 Juin

Cupcake de Chloé S

Il est petit, rond, coloré, tendre, crémeux, sucré, et c’est devenu le meilleur ami de toutes les nanas un peu gourmandes et très girly : le cupcake est la nouvelle pâtisserie à la mode. Totalement addictif, il a envahi boutiques, magazines féminins et cuisines. Comment est-on devenues toquées de cupcakes ?

Le cupcake est régressif.

Le premier atout du cupcake : le sucre ! Avec son gâteau moelleux et son glaçage onctueux, cette petite pâtisserie allume les warnings de l’envie. Et nous fait faire un flashback gustatif en enfance. Soudain ressurgissent des souvenirs d’après-midis pâtisserie avec maman, passés à lécher la pâte crue à même la cuillère et à plonger notre index gourmand dans la casserole de chocolat fondu. Comme ses petits cousins les cookies ou les muffins, le cupcake est un véritable appel au crime pour la silhouette. C’était sans compter sur la tendance régressive : aujourd’hui, le top c’est d’afficher sa gourmandise tout en gardant une ligne de brindille (ça devient un peu compliqué pour nous, les filles). Et quand Suri, l’enfant la plus tendance de la planète, s’en lèche les babines, on oublie définitivement les calories, et dans la rue, on arbore fièrement ce petit accessoire si girly, en mode « oui je suis une fille qui se fait plaisir, et je vous emmerde ».

Le cupcake est vintage.

Il est en effet l’emblème de la femme au foyer américaine des années 60, type Madame Cunningham de Happy Days et Kitty Foreman de That 70’s Show. Lire la suite

Rock et rouquine

16 Avr

Lily Cole

La tendance naît, se démocratise et meurt. Le laps de temps entre son émergence et le moment où elle est digérée et adoptée par « le plus grand nombre » varie entre une à deux années. En matière de mode, cela a été le cas pour le liberty (annoncé en 2006 mais ayant bien lutté 2 ans avant d’arriver dans les grandes enseignes), ou encore les low-boots (même combat). Or c’est justement quand un modèle arrive chez Zara et H&M qu’il faut essayer de porter son contraire, non ?

Il se trouve que l’année dernière, on nous a chanté le grand retour du cheveu roux. Et moi je dis BANCO ! Ma chouchoute de la Nouvelle Star 2010, Luce la moustachue, ne s’y est pas trompée. Bref, d’après mes statistiques, nous serons toutes rousses en 2011, et il sera donc déjà trop tard… La « rouquine attitude », c’est RIGHT NOW ou pas. Petit tour d’horizon des vénitiens, ardants et flamboyants, avec en bonus les écueils à éviter. Si, si. Lire la suite

Hollywood et le tabou de l’avortement

6 Avr

© Cherry Productions

Hollywood n’aime pas l’IVG. La maternité y est d’ailleurs souvent portée à l’écran sur un mode neuneu. (On se souvient avec effroi de Allo maman, ici bébé, en 1989.) C’est donc tout naturellement que la sortie en 2007 de deux comédies abordant le thème de la grossesse non désirée aurait dû nous réjouir. Parmi ces opus, si le film Juno est perçu comme une fiction « intelligente », En cloque, mode d’emploi (Knocked up) est, quant à lui, à ranger dans la catégorie des films « drôles » à l’humour calibré pour nos amis les hommes.

Jusque-là tout va bien. Je passe un bon moment devant chacun de ces blockbusters. Mais quelques jours après avoir visionné Knocked Up, je suis foudroyée par une révélation : à aucun moment le mot « avortement » n’est prononcé. AUCUN. Nous avons donc Alison (Katherine Heigl), jeune trentenaire vivant chez sa sœur et son beauf et sur le point de recevoir la promotion de sa life, qui tombe accidentellement enceinte après une partie de jambes en l’air éthylique avec un gros attardé, gentil, pas beau et fauché. Il faudra toute la magie d’Hollywood pour créer le retournement de situation qui permet à Alison d’aller au bout de sa grossesse, et d’en faire un film marrant. Sauf que voilà, le pourtant pas très conservateur Judd Apatow, qui réalise le film, en a oublié une scène : celle où Alison se pose une question simple mais essentielle : « vais-je garder cet enfant ? » Au lieu de ça, nous assistons à la plus belle ellipse de l’histoire du cinéma. Alison urine sur 58 tests de grossesse, réalise qu’elle est vraiment enceinte et là… RIEN. Elle cherche à contacter le géniteur, Ben (Seth Rogen), le revoit et lui demande de l’accompagner chez le docteur. Quand le gynéco lui confirme sa grossesse, elle fond en larmes (des larmes de désespoir). Sa mère lui conseille de « s’en occuper » (traduction : de recourir à une IVG), et un des potes de Ben lui conseille un « avorchose » ou ce qu’il appelle un « transbordement », parce que « ça rime avec ». L’avortement a clairement été banni du scénario tant dans les mots que dans les faits. Alison gardera le bébé. Fin d’une histoire pas très crédible. Lire la suite