Tag Archives: Féminisme

« Desperate Housewives » est fini : et alors

16 Mai

Elles ont débarqué sur le petit écran américain en 2004. Alors que la bande de copines de Sex and the City rendaient leurs sacs Prada et leur armée de Manolo Blahnik, Lynette, Susan, Bree et Gabby dégainaient leur tablier et leur fouet à pâtisserie. Mais pour elles aussi la roue a tourné puisque dimanche les deux derniers épisodes de la série ont été diffusés aux États-Unis. Alors, émus ?

À leur arrivée, elles incarnaient une certaine idée du vintage sexy et remettaient la femme de foyer au goût du jour. Un pari osé mais immédiatement gagnant. À tel point que Laura Bush, alors première de toutes les dames (au foyer), leur rendait hommage lors du très officiel dîner des correspondants de presse de la Maison-Blanche la même année. Celui qui a eu la bonne idée de l’époque, c’est Marc Cherry. En pleine vague des séries de filles, les quatre voisines de Wisteria Lane sont des stéréotypes d’Américaines moyennes, coincées dans une banlieue de maisons témoins Kaufman & Broad, entre couches, mari, barbecues de quartier et repassage. Une vie presque idyllique (?) si le suicide d’une de leurs amies n’était venu fissurer le vernis glacé de leur existence. Une satyre d’une société américaine réac. Et au départ, c’était réussi et nouveau. Accrocher le téléspectateur avec des thèmes comme le conservatisme et le communautarisme alors que l’heure est aux tatoués qui cherchent à s’échapper de prison et au sexe dans toutes ses positions était alors une gageure intéressante. Lire la suite

Tout comme Wonder Woman

10 Mai

Lynda Carter, divine dans la série télévisée.

71 ans, et pas une ride. Wonder Woman est partout. La super-héroïne est l’égérie de la collection printemps 2011 de M.A.C (le maquilleur, pas l’ordinateur), et la chaîne de télé américaine NBC veut préparer une nouvelle série revisitée par David Kelley (Ally McBeal) pour la rentrée.

Petite, j’étais très fan de Diana Prince. Son come-back fait ma plus grande joie. Alors j’ai un peu creusé le sujet.

D’où vient WW ? Allez, un quizz :

A : de l’imagination débordante de l’inventeur du détecteur de mensonge
B : de Paradise Island
C : de la mythologie grecque

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Marcel Marlier s’est éteint, et mes premiers émois mode aussi !

24 Jan

Il y a une semaine, on a appris le décès de Marcel Marlier, le dessinateur belge de la série des Martine (chez Casterman). Et un petit pincement étreint mon cœur de midinette. Je l’avoue : j’ai fait partie de ces gamines idolâtres, qui s’extasiaient devant les aventures de la petite brunette bien brushée, de son chien Patapouf, de son frère Jean (si beau !) et de leurs camarades joufflus. Quitte à horrifier les féministes en reconnaissant que j’ai pris mon rôle de grande sœur au sérieux après avoir lu Martine petite maman, que je suis devenue la reine des dînettes entre fillettes grâce à Martine à la maison et que j’ai appris à faire du pain perdu dans les pages de Martine fait la cuisine. Comme quoi, ce n’est pas parce qu’on aime le rétro(grade ?), qu’on devient une femme soumise !

Car Martine a fait sa petite révolution à elle, à peine perceptible, mais qui n’a pas échappé aux petites filles admiratives. Au-delà du trait de crayon incroyable et des encres d’une grande douceur de Marcel Marlier, qui dépeignait certes une enfance rose bonbon remplie de fillettes obéissantes et de garçonnets bien sages, Martine reste avant tout l’héroïne la mieux sapée de ces dernières décennies. Je peux le dire aujourd’hui : à l’époque, j’aurais aimé que Marcel Marlier s’occupe de mon dressing.

La petite robe

Martine enchaînait les toilettes girly les plus pointues : cols Claudine, jupes corolle, volants, smocks, robes tabliers, manches ballons, robes trapèze… Lire la suite

Les femmes au travail : moches ou belles, toujours discriminées

9 Sep

© Mad Men : À croire que rien n'a changé depuis les années 50...

Arsenic réagissait, en avril dernier, au licenciement de femmes japonaises chez Prada, au motif qu’elles ne correspondaient pas aux critères physiques requis par l’entreprise. En clair, elles ont été « remerciées » parce qu’elles étaient trop moches.

À peine deux mois plus tard, l’université du Colorado publiait une étude intéressante dans le domaine de la psychologie sociale, dont les conclusions remettent en question l’adage selon lequel le salaire d’une femme serait proportionnel à sa beauté physique.

Stefanie Johnson, professeur de management à la Business School de Denver rattachée à l’université du Colorado, a demandé à une soixantaine d’étudiants en psychologie de sélectionner à partir de photographies des candidats à différents types de postes. À l’heure de révéler les résultats de cette amusante enquête, Mme Johnson s’est vite aperçue que les femmes attirantes faisaient l’objet d’une TRÈS sévère discrimination dans l’attribution de postes dits « masculins », genre responsable recherche et développement, directeur ou directrice financier/ère, ingénieur en mécanique, ou maître d’œuvre dans la construction. Encore plus probante, l’expérience a été renouvelées avec, cette fois, un CV attaché à chaque photo. Le résultat est resté inchangé : les mecs et les nanas (moins mignonnes) étaient préférés aux jolies filles, à compétences égales. Lire la suite

Pourquoi les blondes gagnent plus

10 Mai

Reese Witherspoon dans le film "Legally Blonde 2"

Les Marilyn Monroe auraient naturellement tendance à empocher plus de pépettes que les Jacky Kennedy. Qui l’eût cru ? Selon une étude récente menée par l’université de Queensland en Australie sur un échantillon de 13 000 femmes, les blondes gagnent plus que les autres, toutes couleurs de cheveux confondues. Ces dames épousent par ailleurs des maris plus riches (ces messieurs gagnent 6 % de plus que les époux des autres).

Pour le Dr David Johnson, qui a mené l’enquête, « les blondes sont souvent décrites comme des femmes plus séduisantes que les autres, mais aussi moins intelligentes ». Or il démontre aujourd’hui que l’association entre blondeur et beauté est désormais beaucoup plus forte que la perception d’une blondeur qui rimerait avec faible quotient intellectuel. Lire la suite