Tag Archives: Glee

American Horror Story : la série qui va vous empêcher de dormir

9 Mar

C’est pas parce que MegaUpload a mis la clé sous la porte qu’il faut se laisser abattre. Et ne pas profiter des dernières séries US. Et côté nouveautés, il y a de quoi se régaler : Awake, Pan Am, The Playboy Club… Et pourtant mon choix, furieusement assumé, se porte aujourd’hui sur une série un peu B, un peu geek et weird à mort : American Horror Story. Que diriez-vous d’un petit frisson ?

Une sombre série de plus ?

Pas vraiment. Si son nom ne vous dit pas grand-chose, en voici d’autres qui devraient mieux vous parler. Ryan Murphy en est le créateur-producteur-réalisateur-scénariste. Tout comme il était celui de Nip/Tuck ou de Glee, ainsi que le réalisateur de Mange, Prie, Aime. Polymorphe, le garçon. Alors où se situe American Horror Story dans ce grand écart des styles ? Que l’on se rassure, la série penche plus vers l’univers décadent, pervers et trash de Nip/Tuck… en allant encore au-delà. Un très bon point. Lire la suite

Séries : l’avènement des seconds rôles

31 Oct

L’inimitable Kim Cathrall

Force est de constater, à l’exception peut-être de Dr. House, que c’est rarement pour le rôle principal qu’on devient accro à une série. Outre le scénario et la réalisation, ce qui nous accroche, c’est aussi la place des personnages secondaires. Pas toujours très écrits mais souvent irremplaçables, certains héros satellites éclipsent les vedettes d’un TV show dans nos petits cœurs tout mous. L’exemple le plus criant : avez-vous suivi six longues saisons de Sex and The City pour être témoin des turpitudes existentielles de Carrie Bradshaw (bo-ring), ou pour pour vous délecter des frasques de Samantha Jones ? Je crois que j’ai marqué un point, là…

Samantha Jones, morceau choisi.

Ils sont plus déviants 

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de la série True Blood, de ses excès d’hémoglobine et de Lafayette, un de ses persos, secondaire certes, mais tout à fait immanquable. Les producteurs du show ont eu la bonne idée de ne pas suivre à la virgule près le roman dont est tiré le scénario, qui aurait fait mourir notre cuisinier black très gay sauce voodoo dès la première saison. Lire la suite

Happy B-day Arsenic et Petites Culottes !

11 Fév

Un an déjà et toutes ses dents ! Au départ, Arsenic et Petites Culottes c’est l’histoire de quatre ex-collègues à la recherche d’un projet commun. Un blog éclectique, un poil corrosif et dans l’air du temps. A l’arrivée, nous ne sommes plus que trois (ah… les nanas entre elles, c’est compliqué), mais toujours habitées par cette petite flamme.

En 365 jours, nous nous sommes découvertes des passions, des convictions, des pulsions et des névroses… à ceci près que les nôtres nous les partageons avec vous. Et mine de rien, Arsenic c’est au moins quatre articles par semaine, des bons plans à gogo et une ascèse de Spartiate.

Dur-dur de faire un best of de nos meilleurs papiers – et mes acolytes auront certainement un autre classement que le mien -, mais je me lance !

J’ai particulièrement jubilé à la lecture des péripéties de notre Serial mother nationale. Bénie soit-elle ! Traitements esthétiques de pointe, remèdes de grand-mère pour effacer les poches sous les yeux, conseils avertis pour booster notre libido : elle ne recule devant rien pour aller nous chercher l’info à sa source… On en redemande.

Au passage, on espère que vous avez apprécié nos bons plans mode, forme, culture ou idées cadeaux. Parce que, pour ne rien vous cacher, on se décarcasse, et Maïté, c’est rien à côté !

Je me suis personnellement délectée de la prose de l’Intégriste culturelle, qui a toujours un truc à t’apprendre. Sous ses conseils avertis, je me suis convertie aux mangas, à Miyazaki et à Murakami. Élitiste, notre Intégriste ? Lire la suite

Nouvelle série US : le mort vivant a encore de beaux jours devant lui

28 Oct

Twilight, True Blood, The Vampire Diaries… On croyait que le vampire était le numéro 1 incontesté des créatures fantastiques. Mais c’était sans compter sur un outsider encore plus monstrueux : le bon vieux mort vivant. Les zombies reviennent en force et menacent de détrôner les suceurs de sang.

Cela fait longtemps que le zombie a envahi les écrans de ciné et de télévision. Le genre a son lot de nanars, de perles et de fans. Tombé légèrement en désuétude (sauf dans les cercles d’amateurs), il refait pourtant son apparition avec succès depuis quelques années. REC, 28 jours plus tard, sa suite 28 semaines plus tard, Je suis une légende, La Colline a des yeux, sans compter la saga de George Romero, ses sequels et ses remakes – Day of the Dead, Dawn of the Dead, Land of the Dead, etc. – et sa parodie hilarante Shaun of the dead… Et j’en passe. Côté jeux vidéo, le zombie n’est pas en reste puisque c’est tout simplement la star de la décennie : Resident Evil, Bioshock, House of the Dead, Land of The Dead: Road to Fiddler’s Green, Dead Rising, Call of Duty 5: World at War-Nazi Zombie, Left 4 Dead… ou Red Dead Redemption Undead Nightmare Pack (qui vient de sortir cette semaine). Il est partout et l’invasion ne fait que commencer.

Jusque-là absent du petit écran, le mort vivant moisissait dans un recoin. Heureusement, les grands manitous de la série TV made in US ont décidé de sortir les cadavres du placard ! Et le buzz enflait sur Internet depuis quelques mois : une série de qualité allait arriver dans la lucarne américaine, à la rentrée. Et pas n’importe laquelle : rien moins que l’adaptation d’un comic book américain que les dingues du genre connaissent bien, The Walking Dead. Lire la suite

Sue Sylvester : la coach qui réveille ton poste de télévision

11 Oct

 

© Fox

 

« Oh par pitié Will, laisse-moi t’ouvrir les yeux. Le lycée est le tour d’essai du reste de ta vie. Tout le monde ne peut pas être un champion, tout le monde ne devrait pas être un champion. Le monde a besoin de cuistots, de conducteurs de bus… » C’est le genre de phrase assassine que prononce à chaque épisode le personnage de Sue Sylvester, joué par l’excellente Jane Lynch, dans la série Glee. Cette coach malveillante, au verbe aiguisé, est en passe de renouveler l’eau du bain cathodique.

La mère Lynch, habituée aux seconds rôles à la télé (L Word, Friends, Mon oncle Charlie, NYPD Blues, Frasier, Desperate Housewives…), a fini par poser ses valises au sein du casting de Glee, pour le plus grand bonheur des téléspectateurs devenus allergiques aux discours aseptisés de l’Amérique bien-pensante. Et force est de constater que, si la patrie de l’Oncle Sam est capable de nous servir les pires niaiseries (7 à la maison, Les frères Scott…), elle est également le vivier des créations télévisuelles les plus ambitieuses.

 

© Fox

 

Encore plus sadique que mademoiselle Musso (Parker Lewis ne perd jamais) et encore plus grande gueule que Gabrielle Solis (Desperate Housewives), Sue Sylvester est la femme que l’on adore voir terroriser son entourage. Ses missions : anéantir le Glee Club (sorte de cours de comédie musicale pour lycéens ringards) et martyriser les pompom girls dont elle a la charge, afin qu’elles raflent toutes les récompenses possibles. Une dame de fer sans merci. Lire la suite

Les séries US à voir : l’Intégriste contre-attaque

24 Mar

Glee - © Fox

En matière de séries, comme en toute chose, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Non pas que je ne sois pas d’accord avec les choix affichés par ma collègue l’Executive pétasse la semaine dernière (au contraire, elle est même coupable de mon addiction toute fraîche à True Blood : deux saisons en 6 jours… hé, j’ai une vie, moi !), mais en fan compulsive j’ai décidé d’apporter également ma pierre à l’édifice. Je pourrais affirmer que je n’ai pas de télé ou avouer que j’en ai une mais que je regarde exclusivement Arte. J’admets que j’aimerais être capable de m’en passer, mais un bel écran plat trône dans mon salon comme dans la majorité des foyers français. Et je vais même aller plus loin dans l’inavouable : je suis totalement accro aux séries. Mais j’ai mes raisons d’Intégriste culturelle :  d’abord l’art est partout (argument philosophique) ; les séries n’ont fait que reprendre le principe du feuilleton, genre littéraire très prisé dès le dix-neuvième siècle et pratiqué par des Balzac, Chateaubriand, Dumas ou Zola (argument littéraire) ; et je fais ce que je veux (argument philosophico-politique) !

Le problème est d’arriver à faire le tri parmi la multitude de feuilletons produits aux USA tous les ans, car regarder des séries oui, mais pas n’importe quoi (mention obligatoire d’une bonne Intégriste culturelle : l’abus de télé nuit à la santé et il y a plein d’expos et films super à aller voir, entre autres). Mad Men : check ! True Blood : check ! Breaking Bad : check ! Mais alors que faire quand on a déjà avalé toutes les saisons de ces trois séries en une semaine ? Pas de panique : vos soirées canapé ont encore de beaux jours devant elles. Lire la suite