Tag Archives: audrey lamy

Rentrée cinéma : les films qui vont faire swinguer 2011

11 Jan

Avec janvier se termine la période de Noël et des blockbusters mielleux des fêtes. Le cinéma prend enfin ses bonnes résolutions et nous offre sur un plateau grands réalisateurs, acteurs lumineux, films variés et de qualité. Voici ma liste des immanquables de 2011.

Somewhere, de Sofia Coppola (sortie le 5 janvier)

Alors oui, le film est déjà en salles, mais ce n’est pas une raison pour ne pas le mentionner. La « fille de » nous revient avec son quatrième film, et c’est en soi un événement de 2011. Ici la relation père-fille (Stephen Dorff et Elle Fanning) décrite avec beaucoup de tendresse et déjà auréolée d’un Lion d’or à Venise. Pour explorer plus avant le cinéma de Sofia Coppola, MK2 a édité un formidable hors-série très complet et fouillé qui ravira les cinéphiles de tous poils.

Arrietty le petit monde des Chapardeurs, de Hiromasa Yonebayashi (sortie le 12 janvier)

Qui ne se souvient pas des Minipouces ? Ici, ils portent le nom de Chapardeurs, ils empruntent et détournent des objets dans les maisons où ils emménagent. Une règle : ne jamais se faire remarquer par les hommes. Mais Arrietty, haute comme trois dés à coudre, va rencontrer un jeune humain et enfreindre les lois de son petit monde. La dernière merveille du Studio Ghibli.

The Green Hornet, de Michel Gondry (sortie le 12 janvier)

Bon, parce qu’il s’agit du génial Michel Gondry, évidemment. Qui a réuni une équipe de spécialistes du film de super-héros pour réaliser son « Frelon vert ». Qui a fait appel à la drôlissime et sublime Cameron Diaz. Et qui va mettre son art de l’effet visuel au service d’un long-métrage d’action et qu’on a hâte de voir ça… à tort ou à raison. Lire la suite

Audrey, l’amie qui vous veut du bien

12 Avr

La petite sœur gouailleuse d’Alexandra Lamy, Audrey, cartonne au cinoch et sur scène. Comment fait-elle pour sortir de l’ombre de sa très médiatique frangine ? Réponse parapsychologique de comptoir.

Parce qu’elle est elle-même

Revenons aux origines : pendant qu’Alexandra Lamy fait de gentilles blagues avec son « Loulou » sur petit écran, la petite dernière quitte son Alès natal pour monter à Paris et faire ses premiers pas au Conservatoire. Tout en cachant sans scrupules son lien avec sa très cathodique de sœur. Peur d’être taxée de petite copieuse ? D’être comparée ? Ou de passer pour une enfant de la balle ? Les trois raisons, en fait, sont invoquées par la blondinette. Un peu ambiguë, cette attitude ? Certes, autant que l’est une relation de sœurs, mêlée d’amour, d’admiration et… de rivalité. Alors, lorsqu’elle embraye sur Scène de ménage, même format, même horaire et même chaîne qu’Un gars une fille, là, c’est le doute. Interviewée par ParisMatch.com, elle confie avoir eu très peur de la comparaison, à ce moment. « J’ai même hésité à le faire à cause de ça. J’en ai parlé une nuit entière avec Alexandra, qui a fini par me dire : « Tu veux le faire, alors vas-y, fonce !«  » Lire la suite

Tout ce qui brille est d’or

4 Avr

Copyright : Pathé Distribution

Qui a réussi à passer au travers de la déferlante de pub savamment orchestrée par tous les médias du phénomène Tout ce qui brille ? Des critiques dithyrambiques, une presse à l’unisson pour chanter les louanges des deux girly girls animées par l’envie de paillettes, le tout saupoudré par une bande originale à l’eau de rose aux airs de Véronique Sanson revisités, tout cela sentait la comédie française de base aromatisée au Chupa Chups. De quoi me couper mon envie de cinoch. Malgré tout, une semaine de bombardement médiatique et un après-midi pluvieux plus tard, me voici installée devant les péripéties de Géraldine Nakache (Ely) et Leila Bekhti (Lila). Avant d’être obligée de l’admettre : ce film est un petit bijou.

Alors si vous faites partie des irréductibles qui n’ont pas encore pris un ticket pour ce voyage sans escale entre Paris et Puteaux, voici quatre bonnes raisons de ne pas passer à côté de ce diamant pas du tout à l’état brut.

Pour fuir les clichés

Deux meilleures amies, l’une arabe, l’autre juive, qui font fi de leurs différences, un décor de banlieue dortoir, un Paris bourgeois où pleuvent les strass et les paillettes, peuplé par une faune de demi-people en bout de course, des pères absents ou qui font honte, voilà de quoi plonger à fond dans le mièvre politiquement correct. Oui mais voilà : cette cité n’est pas celle où les voitures brûlent, mais simplement un foyer de classes moyennes sans histoire, les familles orientales ont (presque) oublié leurs racines, les filles des beaux quartiers perdent un peu la boule à facette, et le mélo familial laisse place à l’émotion brute. Lire la suite