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Un Chilly ultra relevé

9 Sep

Chilly Gonzales. Une drôle de dégaine. Rien que son nom a l’air d’être une grosse blague. Et c’est un peu le cas. Mais qui est ce mec ?

A priori peu connu du grand public, le musicien était pourtant, dimanche dernier, l’invité ultra privilégié d’un concert ultra privé à l’ultra sélect club Le Silencio, dernière surprise parisienne de David Lynch.

Chilly Gonzales, c’est bien sûr un nom de scène, pour un Canadien à l’humour décapant. Son credo ? Parodier les genres : electro, pop, hip-hop sont passés à la moulinette d’un esprit surréaliste tiré par les cheveux… Et Chilly Gonzales est sa marionnette, son double scénique : un rappeur juif, un peu beauf, faussement provocateur, mais génie malgré lui. Lire la suite

Brigitte le duo qui fait le buzz !

22 Juil

Quand deux filles canailles et sexy se réunissent en 2008, sur une table de cuisine, entre les gosses et les marmites pour créer Brigitte, il en résulte une zic torride, haute en surprises.

Ces nanas décalées, fan d’ABBA et des Black Keys, au style disco-folk-hippies, pondent des airs plein de paillettes, de fleurs des champs, de colts et de robes en dentelle. Un univers à la fois fifille et rebelle duquel on verrait aussi bien sortir une Bardot en Bonnie qu’une Lahaie en guêpière.

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Tu n’as pas le moral ? Passe-toi Caro Emerald !

23 Mai

Si aujourd’hui, à la question « Comment ça va ? », vous répondez « Comme un lundi ! », cliquez donc ici.

Après vous avoir vanté le best of de Bowie, prédit le carton d’Adele 21 ou fait planer avec le vieux Ray, en ce début de semaine, j’avais une folle envie de vous inonder de peps, de soleil, de rythmes endiablés, bref, de vous présenter la nana qui, j’en prends le pari, va nous faire swinger cet été.

Car Caro Emerald est la révélation zic de l’année 2011. Tout droit sortie d’un dancing des fifties, cette pin-up ressemble à une Dita Von Teese en version pulpeuse, ultra charismatique et totalement curative.

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Battle : le son qui va mettre une claque aux stars des ondes

7 Avr

Encerclés par des beats dance qui ont survécu (on ne sait comment) aux années 90, des personnalités usinées et des looks qui jouent la surenchère jusqu’à la nausée, on en a marre de la musique prédigérée pour cerveaux en pause. Envie de gros son qui choque les neurones ? Sur le ring, voici de quoi botter les fesses à ceux qui nous percent les tympans depuis des mois.

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Premier round :

Justin Bieber VS Zoo Kid

Un gosse fait le buzz sur Internet avec des chansons guimauve et des cheveux partout. En quelques mois, Justin Bieber impose son style enrobé de sirop d’érable : le bébé canadien est un rebelle R’n’B qui fait du skate et joue les tombeurs. Top du top, il est parrainé par Usher, le chanteur à succès déjà has been. Au final, Justin nous bombarde de musique calibrée pour les radios et de textes inspirés ultra-romantiques (« Somebody to Love », « Baby », « Love Me »…). Résultat : à 17 ans, le jeune chanteur a déjà le melon (et un film sur sa vie) et nous sort par les oreilles.

Zoo Kid c’est la version british, décalée et mature du Bieber. Quand on a peur que le premier ne mue, l’autre affiche déjà une voix grave et abîmée qui tranche avec ses 16 ans. Quand le monde s’émeut de la mèche coupée de Justin, Archy Marshall alias Zoo Kid enroule sa rousseur dans une banane rockabilly en diable. Mais surtout quand le Canadien a l’aspect d’un chewing-gum saveur barbe à papa/tutti frutti, le Londonien sent l’asphalte, le cuir et l’âme rock époque The Clash, le tout emballé dans des mélodies ciselées, une interprétation sur le fil et des textes pas consensuels pour deux sous.

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L’Elysée Montmartre brûle, le Trianon renaît

1 Avr

Cela s’est passé il y a dix jours : l’Élysée-Montmartre a pris feu. La salle mythique, qui a vu naître le French Cancan et inspiré Toulouse-Lautrec, a fait ses adieux à la scène parisienne et les amateurs de gros concerts qui arrachent les tympans sont en deuil. Mais cycle de la vie oblige, à quelques pas, sur le même boulevard Rochechouart du 18e arrondissement de Paris, un autre lieu emblématique est revenu à la vie.

Les deux salles sont historiquement liées : c’est en 1894 qu’est créé le Trianon-Concert, nouveau caf’conce de la place parisienne, qui prendra place dans le jardin de l’Élysée-Montmartre. A lieu d’exception, architecture exceptionnelle : la structure du Pavillon de France créée par Gustave Eiffel pour l’exposition universelle de 1889 est recyclée par l’architecte Édouard Jean Niermans pour servir de charpente à ce nouveau lieu… qui brûlera en 1900 (le fléau des salles de spectacle). Avant que le Trianon-Concert ne devienne le Trianon-Théâtre en 1902 grâce à Joseph Cassien-Bernard (également architecte du Pont Alexandre-III) et ne revête la façade qu’on lui connaît aujourd’hui. Ce magnifique théâtre à l’italienne sera tour à tour haut lieu du music-hall puis cinéma de quartier ultra fréquenté. Mais dans les années 80, la salle perd de son aura, tient bon, est même inscrite aux monuments historiques en 1982… Pourtant, l’âge d’or semble bel et bien terminé : le cinéma ferme en 1992. Lire la suite