Salut l’Amy

25 Juil

Si seulement elle avait dit « yes yes yes » à la désintox… Comme Janis Joplin et Kurt Cobain, la Brit Queen de la soul, Amy Winehouse, s’est éteinte samedi dernier à l’âge de 27 ans. Un destin tragique et précoce dont l’issue se dessinait en filigrane dans ses propres textes, un nom de famille qui la prédestinait à l’alcoolisme (Winehouse = cave a vin), un look mi-Betty Boop mi-Marge Simpson qui a inspiré Karl Lagerfeld himself, et surtout une voix suave de black mama dans un corps de poids-plume pâlichon.

Un monstre sacré miniature (1,57 m) made in UK, qui va grave nous manquer.

Quand la fiction rejoint la réalité

Ses fans espéraient tous la sortie proche (et annoncée) d’un troisième album retentissant. Enfant de la balle, Amy n’était pas un personnage : elle se faisait l’interprète de sa propre vie… Et quelle vie ! Ses textes, tous autobiographiques, étaient des cris d’alarme et d’amour. Son single Rehab, issu de l’album Back to Black, pour lequel elle a reçu le Brit Award de la meilleure chanteuse en 2007, témoigne de son penchant pour la bouteille, la drogue et les histoires d’amour passionnées. Elle était accro aux sensations fortes et le revendiquait. Folle amoureuse de son Blake de mari, autodestructrice assumée, Amy enchaînait les succès tout en étant incapable d’appliquer à elle-même les conseils qu’elle préconisait (cf. son titre « I can’t help you if you won’t help yourself« ). Entière à 1000 %, elle estimait que chaque échec lui permettait d’avancer (et chaque scandale lui valait une couverture médiatique). Une vie sans regret.

Les fleurs du mal version 21e siècle

Tatouages de camionneur et talons hauts, vibrante d’émotions, la miss était unique en son genre. Anti-mode, anti-interview, elle a pourtant su fédérer un public de fans inconditionnels dans le monde entier. Parmi ses talents, celui de réconcilier toutes les générations, des old school nostalgiques de la Motown aux jeunes épris de sincérité et de petites vérités de la vie quotidienne (cuites en série, cœur brisé, espoirs déçus). On ne parle bien que de ce qu’on connaît bien.

Sans concession, Amy Whinehouse était fascinante de trashitude pour le plus grand bonheur des tabloïds. Certains craignaient le pire, et hélas, ils ont eu raison.

Une vie à la Tina Turner, une mort digne de Marilyn Monroe : pas de doute, cette fille est déjà un mythe. Londres a perdu une de ses plus belles étoiles filantes.  Notre seul espoir est la sortie posthume de cet album qui était en préparation… En attendant, salut l’Amy.

Promulgué par l’Altesse mondialiste

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4 Réponses to “Salut l’Amy”

  1. Colinettee 25 juillet 2011 à 11:52 #

    Ca me bouleverse !

  2. laviereveedunefee 25 juillet 2011 à 12:24 #

    Une belle artiste qui tire sa révérence trop tôt

  3. bechaud christine 25 juillet 2011 à 13:12 #

    Nostalgique de la Motown j’adorais cette fille, tronche bouleversante et voix déchirée,je la voyais mal barrée, je suis bien triste d’avoir eu raison

  4. eric froger 25 juillet 2011 à 15:51 #

    dommage pour cette jeune artiste qui avait certainement d’autres belles chansons à nous interprêter…c’est donc encore une étoile qui a décroché du firmament après un désaccord…surtout avec elle-même…

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