Super Computer Romantics

24 Mai

@La Gaîté Lyrique

Profond sentiment d’immersion, perte de repères, sensation d’apesanteur, ravissement… Pas de doute, tous les symptômes du coup de foudre sont là.

Je sors de la Gaîté Lyrique, le dernier-né des musées parisiens consacrés aux arts numériques, mordue de l’expo qui finit ce vendredi : Super Computer Romantics. La dernière fois que j’ai eu un choc émotionnel aussi fort, c’était à l’occasion de mon baptême de plongée sous-marine. Une expérience assez similaire.

Imaginez pénétrer dans une boîte à musique géante aux murs recouverts d’écrans carrés illuminés. Une sorte de Rubik’s Cube inversé.

Sur chaque écran, une forme. Qui danse au rythme du son qui emplit la pièce, changeant de couleur ou d’enveloppe selon la mélodie. Tantôt barre multicolore qui bondit ou clignote suivant son propre tempo, tantôt petit personnage anthropomorphique qui bascule sans fin sur son axe.

J’avoue, je suis tombée raide dingue de l’un d’entre eux. Je vous le présente ? Allez :

Communion

C’est le petit en bas au centre. Je sais, je sais, physiquement, il est à mi chemin entre les Métamorphoses de Bacon (aspect chair sanguinolente en moins) et la version numérique d’un dessin naïf de Miro. Mais le cœur a ses raisons.

Tous différents, tous ensemble

Figurez-vous maintenant une tribu entière de ces petits organismes, indépendants et connectés, exécuter une chorégraphie parfaite sur la piste de danse verticale qui vous entoure à 360 degrés.

Vous voilà pris au beau milieu d’une voie lactée technologique et futuriste faite de morceaux d’enfance. Médusant.

Reste à vous asseoir doucement sur le canapé qui trône au milieu de la pièce et à scotcher devant l’aquarium high-tech dans lequel évoluent les gentils mutants qui frétillent sous vos yeux.

@La Gaîté Lyrique

Scotchage devant l'aquarium technologique

Et profiter du spectacle. Le dialogue interactif entre sons et images ne fait que commencer. Instruments picturaux d’une symphonie free-flow, les créatures poursuivent la métamorphose individuelle et collective qui est leur unique raison d’être. Le temps passe trop vite.

Le chef d’orchestre de cet ensemble philharmonique numérique s’appelle Matt Pyke. British, 36 ans, artiste designer, collaborateur de Chanel et de MTV, abonné aux magazines de biologie, inspiré par la nature. Le CV qui tue.

Génial inventeur de la boîte noire qui abrite ce happening baptisé Communion, Matt squatte la Gaîté lyrique jusqu’au 27 mai. Avec ses potes.

Ses potes ? Un Chewbacca caméléon, une troupe de danseurs qui se désintègrent face au vent, une foule de figurines envoûtantes et une sélection de créateurs talentueux venus enrichir sa galaxie.

Affamés de nature, de technologie et d’harmonie, foncez. C’est l’occasion ou jamais de tomber amoureux.


Promulgué par l’Altesse mondialiste

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2 Réponses to “Super Computer Romantics”

  1. ceriat 26 mai 2011 à 10:35 #

    Cet univers lyrique remplacera peut-être un jour les aquariums, lorsqu’il n’y aura plus de poissons.

  2. jean paul galibert 27 mai 2011 à 17:49 #

    fort riche
    entre monde et réel

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