Ta gueule, Murphy !

17 Mai

La loi de Murphy, ça fait mal.


Scénario catastrophe du vendredi matin, 7 h 22 : tu te lèves, tu allumes la radio en bâillant, tu beurres une tartine… Et paf, elle tombe du côté beurré. Tu penses très fort VDM et tu te demandes : « pourquoi, mais pourquoi ? »

Pourquoi la tartine tombe-t-elle toujours du côté beurré ? Y a-t-il une explication rationnelle ?

Bonne nouvelle, il y en a plein. Les scientifiques, les psychologues, les statisticiens et les philosophes se sont tous penchés sur la question. Et creusent encore.

La loi de Murphy fournit une brillante explication à tous les phénomènes paranormaux qui nous pourrissent la vie.

Le mieux est l’ennemi du bien

La loi de Murphy repose sur le triple principe suivant :

Tout ce qui peut bien se passer peut mal tourner
Tout ce qui peut mal tourner tourne mal
Toute tentative de ne rien faire pour que rien ne tourne mal tourne mal

Cette loi est fascinante, à la fois universelle et absurde, parce qu’on trouve toujours des exemples pour la vérifier. Elle est cruelle, fataliste. La moindre tentative de la contourner conduit invariablement au risque de retomber dedans en cas d’échec !

On attribue sa paternité à un capitaine de l’US Air Force. Il l’édicta en 1949 à la suite d’une série de crash tests sur la base d’Edwards, en Californie. Depuis, on lui a trouvé des dérivés dans de nombreux domaines, du monde de l’entreprise aux rapports sociaux en passant par l’informatique : loi de l’emmerdement maximale, effet Démo, loi des séries, loi de Tommy… La liste est longue.

Incontournable, la Loi de Murphy sert autant à anticiper les risques qu’à expliquer les échecs

Exemples anticipatifs : les militaires l’utilisent pour élaborer leurs plans de bataille. Les ingénieurs pour vérifier la fiabilité de leurs prototypes. Les designers s’en servent en ergonomie pour pallier toute mauvaise utilisation d’un objet. Les directeurs marketing pour anticiper les futures plaintes à gérer par leur service conso.

Exemples explicatifs : les psys y ont recours pour rassurer leurs patients désespérés quant à la normalité de leur existence. Les mystiques lorsqu’ils invoquent le karma. Les philosophes pour donner un sens au monde. Les grand-mères, les nostalgiques et les pessimistes pour justifier leur point de vue (c’était mieux avant/tout part à vau-l’eau).

Dans tous les cas, la statistique arrive toujours à la confirmer avec des chiffres béton et les humoristes tels que Desproges ou Bigard y trouvent de quoi alimenter leurs sketchs.

Au final, le risque zéro n’existe pas, et quand quelque chose tourne mal, il existe de très nombreuses manières de l’expliquer. Merci, Murphy, nous voilà rassurés. Les bus qui arrivent par trois, le nez qui gratte quand on a les mains prises, la file d’attente voisine qui avance plus vite que la votre, c’est NORMAL.

La marmotte ne connaît pas Murphy. La veinarde.

Explications du scénario catastrophe du vendredi matin, 7 h 22 :

On est vendredi 13. La radio vient de te prédire un horoscope épouvantable (les astres sont contre toi). Tu travailles trop, tu as sans doute besoin de vacances, donc tu dors mal, donc tu es mal réveillée (soit 86 % de chance de lâcher ta tartine). Et pour finir : la hauteur de la table empêche la tartine d’opérer une rotation complète lors de sa chute, donc elle tombe côté beurre (c’est scientifiquement prouvé).

Le seul moyen de sortir de la loi de Murphy, c’est de ne plus se poser de question. Cultive donc la zen attitude. Le retour aux fondamentaux sains. Éteins la radio, prends des vacances, et si ta tartine tombe par terre… Ne te prends pas la tête : beurres-en une autre.

Promulgué par l’Altesse mondialiste

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3 Réponses to “Ta gueule, Murphy !”

  1. Ceriat 17 mai 2011 à 13:32 #

    Il faut bien trouver une raison valable lorsque l’on perd un document important. La loi de Murphy est très utile dans ce cas là. 😉

  2. Gentleman W. 29 mai 2011 à 21:59 #

    Incroyable loi de la sérendipité qui me fait découvrir votre blog !

    Sublimes vérités sur ce pouvoir magique donné à un Murphy, lequel d’ailleurs ?

Trackbacks/Pingbacks

  1. Anne Sinclair, the poker face « Arsenic et Petites Culottes - 17 juin 2011

    […] ne sais pas si c’est la loi de Murphy ou quoi, mais entre Marie Drucker, Béatrice Schönberg, Audrey Pulvar… visiblement, journalistes […]

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