Films : les nanars cultes de filles

8 Mar

Les garçons ont leurs nanars à eux, dans la catégorie testostérone dégoulinante sur torse en sudation : Bras de fer (Over The Top) avec Stallone, dont le climax repose sur la fameuse « prise du pouce » ; Road House avec Patrick Swayze et la réplique culte « Pain don’t hurt » ; ou The Soldier (mon préféré), dans lequel Kurt Russell est un mercenaire s’exprimant exclusivement par borborygmes. Ces films sont édifiants de nullité mais tout autant hypnotisants.

Et nous, les nanas, nous avons nos bouses cinématographiques à nous. Celles qu’on se paye en cachette sur le compte VOD de chéri alors qu’il est parti pour le week-end. Les films qu’on a honte de voir et de revoir tellement ils sont pourris, tellement les acteurs sortent de l’Actors Studio de Champigny-sur-Marne, tellement les dialogues sont à chialer. Et pourtant…

Legally Blonde : Elle Woods (Reese Witherspoon) déboule à Harvard.

La Revanche d’une blonde (Legally Blonde), de Robert Luketic

Le pitch : Elle Woods est une jeune et blonde Californienne à forte poitrine, moulée dans des fringues trop roses, qui décide un beau jour d’intégrer Havard pour y suivre un amour perdu – et accessoirement des cours de droit.

Pourquoi c’est un nanar ? Le pitch est quand même déjà bien éloquent, mais à cela s’ajoutent des scènes improbables dans les salons de beauté fréquentés par la miss…

Pourquoi c’est culte ? Derrière l’apparente niaiserie du propos, le film a l’intelligence de s’attaquer, sans l’admettre vraiment, au thème de l’égalité des sexes dans son combat le plus ardu : faire admettre que les femmes (séduisantes) seraient – oh my god – aussi intelligentes que les hommes (et que les femmes moins séduisantes). Mention spéciale à la scène où le conseil de direction d’Havard visionne la vidéo/lettre de motivation de la jeune Elle en maillot de bain. Exquis.

L’incontournable Dirty Dancing, d’Emile Ardolino

Le pitch : Bébé, sa sœur et ses parents passent leurs vacances au Club Med. Bébé se tape le G.O.

Pourquoi c’est un nanar ? Le caractère de cette fiction, aux airs de téléfilm allemand du mardi après-midi,  tient en une seule réplique : « On ne laisse pas Bébé dans un coin. »

Pourquoi c’est culte ? À cause de cette même réplique, mais aussi grâce à la scène du porté dans le lac, à Patrick Swayze en tee-shirt méga-moulax et, bien entendu, à la chorégraphie finale. Bref, Dirty Dancing est LE film que toute bonne gonzesse qui se respecte possède dans sa DVDthèque, au cas où une soirée pyjama s’improviserait à la dernière minute.

Le Journal de Bridget Jones, de Sharon Maguire

Le pitch : Bridget Jones, alias Renée Zellweger, est une Londonienne potelée qui sent un peu la lose et tient un journal sur sa no life.

Pourquoi c’est un nanar ? Parce que c’est le genre de film que tu ne peux PAS voir en présence d’un mec.

Pourquoi c’est culte ? Parce qu’on a toutes été cette fille aux cheveux gras amoureuse du plus gros connard de la terre. Pour toutes ces scènes où Bridget se tape la honte internationale. Le fait que son boss (Hugh Grant) découvre que Bridget porte une abominable culotte de grand-même a d’ailleurs traumatisé toute une génération d’adolescentes. Mais surtout parce qu’à la fin, ils s’embrassent sous la neige… (Soupir.)

Les gars ont leur site dédié aux nanars, Nanarland.com, à quand le nôtre ? C’est quand même la journée de la femme, bordel !

Infligé par l’Executive pétasse

Publicités

Une Réponse to “Films : les nanars cultes de filles”

  1. Laurent 12 mars 2011 à 20:25 #

    Je confirme que ma nénette a essayé de voir « le journal » avec moi et que je me suis sauvé en courant!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :