Une nuit avec Vanessa Paradis

3 Jan

Je ne vous ferai pas le coup de l’enfant chérie des Français qui revient en force avec un album exceptionnel, ou de la baby doll de Joe le Taxi qu’un Hexagone de fans a regardé grandir.

Parce que Vanessa, moi à la base, je ne l’aime pas (contrairement à l’Intégriste culturelle). Pourtant lorsqu’on entend quelques mesures de Que fait la vie ou de Scarabée tiré du best of live acoustique enregistré l’été dernier à Versailles, force est d’admettre que cette seconde vie offerte aux succès de l’artiste est parfois bien meilleure que la première.

En général, un best of, c’est l’occasion de faire du neuf avec du vieux, ou du fric avec rien, mais cet album-ci servira d’intro à la tournée mondiale 2011 de la miss : c’est donc sur la vague d’Une nuit à Versailles que l’artiste présentera ses tubes sur les scènes internationales.

Et là, pour le coup, la fille est musicalement touchante. Une exception en ce qui me concerne, car ces dernières années l’ambassadrice de Chanel m’a fait plutôt marrer que pâmer. Feu d’artifice de rires d’ailleurs dans L’Arnacœur, lorsqu’elle embrasse un Romain Duris ruisselant et tout essoufflé d’avoir couru des kilomètres sur un bitume cramé, pardon mais chez moi ça ne l’a pas fait !

On peut donc apprécier cette fille sans pour autant craquer pour elle et tout en admettant que Vanessa, c’est un peu la relève de Deneuve dans l’incarnation de la femme française à l’étranger. J’en veux pour énième preuve la couverture du ELLE russe de ce mois de janvier 2011, où les photos de la Frenchie prise par Karl Lagerfeld doivent probablement réchauffer l’hiver moscovite…

Pourtant, l’oiseau de Paradis n’est pas une bombe. Dents du bonheur, seins minuscules et genoux cagneux : Vanessa est loin d’être parfaite. Cette fille qui surfe sur les tendances – tantôt baba, parfois glam, souvent bobo au bras de son homme un tantinet cracra – semble avancer dans la vie en s’affranchissant du regard des autres, produisant uniquement ce qu’elle aime et donnant le sentiment qu’elle se moque bien de se qu’on pense d’elle. Et c’est finalement ce qui la rend sympathique.

L’éternelle femme enfant nous fait, cet hiver, le cadeau d’une remasterisation de ces textes qui réconciliera les plus réfractaires avec l’ensemble de sa carrière. Du Vanessa de cette qualité-là, on en redemandera.

Album Une Nuit à Versailles (Barclay) sorti le 29 novembre 2010.

Concocté par la Serial mother

 

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4 Réponses to “Une nuit avec Vanessa Paradis”

  1. Lucile 3 janvier 2011 à 10:51 #

    La beauté est un toutet elle a ce tout !

  2. alice 9 janvier 2011 à 23:13 #

    Et ce concert, diffusé à la TV et magnifiquement filmé, était vraiment superbe à voir et à écouter! même si je ne suis pas ultra fan de tout c’était vraiment séduisant…

  3. jim 10 janvier 2011 à 12:05 #

    cool

Trackbacks/Pingbacks

  1. Kate Moss, merci la coke ! « Arsenic et Petites Culottes - 29 mars 2011

    […] et se saoulait en présence de ses parents, que Johnny Deep avait abandonnée pour d’autres Paradis, que Pete Doherty aurait poussée dans la cocaïne, n’y serait pour rien. On ne choisit pas sa […]

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