Spam, hoax, phishing : apprendre à déjouer les pièges du Web

11 Nov

Si comme moi vous en avez assez de vous faire piéger par (et dans) la toile, lisez ce qui suit. Tout le monde connaît le spam, mais en connaissez-vous les différentes formes ? Croyez-moi, vous en avez déjà croisé, et souvent sans même le savoir. Armez-vous donc jusqu’aux dents pour vous défendre contre ces cyper-attaques, qui sont menées par des entreprises pirates (ou pas). Petit lexique 2.0 pour les nuls.

Le hoax :

Cela fait déjà une quinzaine d’années qu’il sévit dans nos boîtes mails, et pourtant personne ne semble se lasser. Le hoax c’est cet e-mail transféré à l’infini qui vous parle d’un petit cancéreux qui aurait besoin d’une transplantation des 4 membres. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi on ne vous demandait pas d’argent, en mode « si tu transfères cet e-mail  à plus de 50 personnes, alors 3 euros seront reversés à la famille du petit Mathias. Surtout ne romps pas la chaîne » ? Eh bien, triple buse, c’est parce que ces chaînes d’e-mails ont pour but de récolter un maximum d’adresses pour les spammer allègrement, ou bien carrément pour répandre un bon vieux virus, comme ça, pour emmerder le monde.

Déjouer le hoax : « Hoax » signifie « canular » en anglais. Il peut prendre la forme d’une pétition, d’un jeu concours, d’une alerte gouvernementale ou de santé publique. Alors la prochaine fois que vous reçevez la photo d’une petite myopathe en phase terminale, n’oubliez pas qu’en fait on est en train de vous prendre pour un pigeon. Effacez le message et, par pitié, ne le propagez pas.

Le scam :

Le plus répandu est le scam dit « nigérien ». Vous recevez l’e-mail d’un soi-disant haut dignitaire africain qui vous propose de jouer le rôle d’intermédiaire dans une transaction financière. A titre de rétribution, on vous propose un beau pourcentage de la somme, mais pour amorcer la transaction, il faut commencer par donner de l’argent. Si certains voient tout de suite que ce genre de proposition pue l’arnaque, d’autres y ont laissé des milliers d’euros.

Le remède contre le scam : c’est très simple, ne répondez pas !

Le phishing :

C’est personnellement mon préféré tant il est vicieux. Les Académiciens l’appelleraient « hameçonnage », mais c’est tellement moins ringard dans la langue de Shakespeare, que nous conserverons la terminologie anglaise. Il s’agit d’un e-mail vous incitant à divulguer des informations confidentielles vous concernant (numéro de carte bleue, mots de passe…). Attention, les pirates à l’origine du phishing diffusent des e-mails et créent des sites qui paraissent très, très officiels. Encore cette semaine, un faux site de la Banque Postale poussait ses « clients » à rentrer leurs logins et mots de passe. Tout y était : logo, rhétorique, ergonimie, et tout le trala. Mais qu’ils sont forts, pardi !

S’armer contre le phishing : ouvrez l’œil et soyez vigilant en lisant vos mails. Ne cliquez pas à la légère sur les liens hypertextes inclus dans un message et n’entrez d’informations confidentielles que si vous êtes absolument sûrs de vous trouvez sur le bon site. Faites particulièrement gaffe avec votre banque et avec Paypal.

Le FUD :

Totalement perfide et (presque) gratuit, le FUD (acronyme de Fear, Uncertainty and Doubt) consite à lancer des rumeurs, voire des affirmations, et ce, en l’absence totale de preuves tangibles. En gros, c’est de l’intox. On se souvient des micro-ondes qui donnent le cancer, des Chesterfield qui font saigner les poumons, du virus de la rage dans les canettes de Pepsi et de Linux qui serait un logiciel pirate. Impossible de savoir qui est à l’origine de ces FUD, mais mon petit doigt me dit que ça pourrait bien être les fabricants de fours traditionnels, Marlboro, Coca-Cola et Microsoft… Eh oui, l’e-mailing est devenu un formidable champ de bataille où se livre la plus impitoyable des guerres économiques.

Se protéger contre les FUD : Cessez de croire tout ce qu’on vous dit et évitez de répandre la mauvaise parole, tel un pion entre les mains des multinationales.

Bon, ça va mieux tout d’un coup, non ? Vous pouvez à nouveau retourner surfer dans l’univers impitoyable du 2.0. Et n’oubliez pas : un pigeon averti en vaut deux.

Infligé par l’Executive pétasse

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