15 bonnes raisons de retourner vivre chez ses parents

30 Sep

Vous avez passé la dernière décennie à essayer de vous émanciper du joug maternel, parfois avec pertes et fracas, mais toujours avec fougue. Pour fuir toujours plus vite le giron de mon « daron », j’ai personnellement accepté les pires petits boulots : esclave des temps modernes dans les boutiques de luxe du 16e arrondissement, spécialiste ès photocopieuse, travailleuse à la chaîne dans une petite usine de conditionnement, intérimaire pour des inventaires de minuit à cinq heures du matin au Auchan de Cergy… et j’ai même subi l’humiliation ultime de distribuer des tracts pourris devant ma fac, le tout en rollers. Bref, tous les moyens étaient bons pour quitter le confortable nid familial.

Dix ans plus tard, notre génitrice a cessé de faire des remarques désobligeantes sur la coupe inadaptée de nos jupes, et on se surprend soudain à songer à notre adolescence comme à un âge d’or révolu.

À l’image des mâles italiens et espagnols (les plus gros Tanguy du monde), laissons-nous tenter par cette perspective, ma foi régressive mais tout à fait jouissive, que serait un retour au bercail… Eux ont peut-être tout compris, au final. Voici d’ailleurs mes 15 bonnes raisons de retourner chez mes paternels :

  • Leur pouvoir d’achat est égal au mien, mais au carré.
  • J’habite avec mon mec, un pote de passage et son chat dans le 27 m² d’une barre d’immeubles.
  • Papa et maman sont seuls dans un pavillon sans cesse en travaux d’extension.
  • Le soir, en rentrant du boulot, j’aimerais bien entendre : « Qu’est-ce-que tu veux manger, ma chérie ? »
  • Chez maman, c’est toujours propre. Toujours.

  • Je serais à nouveau rattachée à leur foyer fiscal, donc plus besoin de remplir de feuille d’imposition.
  • Je pourrais regarder Canal Sat’ et commander un film en VOD tous les soirs, ni vu ni connu.
  • J’aurais toujours une voiture à ma disposition pour aller en teuf.
  • Je me ferais de l’argent facile en tondant la pelouse ou en lavant les vitres.
  • Leurs placards sont remplis de Nutella, au cas où « les enfants auraient un petit creux ». Et de Kinder Bueno, de biscuits au beurre frais Bonne Maman, de Fingers de Lu, de Pépitos chocolat noir, de fromage affiné et de jus de fruits Tropicana Pur Premium.
  • Normal, mes parents, eux, ont la carte Auchan. Et un Auchan à cinq minutes de chez eux.

  • Maman déteste le laisser-aller. Je pourrais lui donner mes ourlets à reprendre, mes manteaux à apporter chez le pressing et les 13 paires de chaussures que je dois faire ressemeler depuis l’année dernière. Le tout sans débourser un centime.
  • Je retrouverais le linge laissé la veille dans un coin, propre et plié sur mon lit.
  • Maman demande à papa de retourner le matelas de chaque lit tous les six mois.
  • J’aurais enfin la place de recevoir dignement mes soixante potes pour une fête d’anthologie quand mes parents partent en week-end.

C’est décidé, je pose le préavis de mon taudis ! J’en ai parlé à mon mec et malheureusement il est intraitable : il retourne vivre chez SA mère.

Infligé par l’Executive pétasse

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