Livres de l’été d’Arsenic : Haruki Murakami

12 Juil

L’été est le moment ou jamais de se refaire une culture littéraire. Tout encourage à la lecture : matinées tout en douceur, déjeuners qui s’éternisent, après-midis entières à lézarder au soleil, soirées s’étirant jusqu’à pas d’heure. Sur fond de chant des cigales, de bruissement du vent dans les arbres, de clapotis de l’eau, à l’ombre d’un olivier, dans un hamac, sur votre serviette de plage… sortez vos plus belles pages. L’Intégriste culturelle passe pour vous en revue les livres à lire et relire lors des après-midis caniculaires. Première escale chez Haruki Murakami.

Premier écueil à éviter : on ne confond pas Haruki avec ses homonymes, nombreux : Takashi et ses fleurs psyché sous acide, Ryû et ses romans sombres et désespérés. Haruki est à mi-chemin entre ces deux-là. Né en 1949 à Kyôto, Murakami est un écrivain solaire, aux récits initiatiques plongeant dans les eaux du fantastique. Un univers poétique et contemplatif, teinté de pensée bouddhiste, traversé par des chats errants, des esprits, des femmes lunaires, des hommes moutons… Préparez-vous au voyage.

Mes incontournables

C’est de loin l’un de mes livres cultes, tous auteurs confondus. Attention, thriller métaphysique de haut vol ! Publié au Japon en 1982 et en France en 1990, ce roman surréaliste va vous emporter, pour peu que l’inconnu ne vous fasse pas peur. Aucun repère, tout peut arriver. Y compris à cause d’un simple mouton. Simple ? C’est en tout cas ce que pense un jeune publicitaire tokyoïte qui s’ennuie ferme dans un quotidien trop ronronnant, lorsqu’il utilise la photo de l’animal pour une publicité. Mais la bébête frisée n’a rien d’innocent. Elle est marquée d’une étoile sur le dos, ce qui est pour le moins original, et aurait des pouvoirs surnaturels, ce qui est pour le moins incroyable. Et quand une organisation d’extrême droite pousse notre héros sur les traces de l’animal fantastique, l’enquête vire vite à l’épopée panthéiste. Un récit délicieusement bizarre et absurde, philosophique et drôle, mais surtout décalé. La suite Danse, danse, danse est tout aussi jouissive.

Publié en 1994 au Japon et en 2001 en France, ce livre est tout aussi barré que La Course au mouton sauvage. Le point de départ : il est dix heures du matin, un homme se prépare des spaghettis, il fait chaud en ce début de printemps, son chat a disparu, une envoûtante voix de femme se met à le harceler au téléphone, et au loin chante un oiseau qu’il ne voit jamais… Ces événements anecdotiques vont se répondre, se répéter comme un écho à chaque fois un peu différent, pour mieux bouleverser la vie de ce chômeur dilettante.

Pour continuer le voyage, lisez également La Ballade de l’impossible, Kafka sur le rivage, Les Amants du Spoutnik ou Après le tremblement de terre, tous sortis en poche.

Dépeint par l’intégriste culturelle

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Une Réponse to “Livres de l’été d’Arsenic : Haruki Murakami”

  1. virginie 20 juillet 2010 à 13:09 #

    excellente sélection
    bravo

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