Quelle Cat’s Eyes êtes-vous ?

15 Juin

Si vous avez plus de 20 ans (et moins de 50), vous avez forcément, à un moment généralement situé entre 6 et 11 ans, enfilé des collants bleu marine et un body noir piqué à votre mère en vous mettant un ruban d’œuf de Pâques dans les cheveux. Pourquoi donc me direz-vous ? Mais pour jouer à Cat’s Eyes ! Avec vos copines, vos cousines, ou mieux, vos deux sœurs, vous avez fait des sauts de chat dans la maison familiale en jetant les cartes de visite de votre père à la volée pour singer vos trois idoles nippones du petit écran. Une question essentielle mérite une étude psychanalytique de comptoir : laquelle des trois bombasses jap étiez-vous ?

Vous étiez l’aînée.

Cheveux épais, ongles vernis et look à la Monica Bellucci, c’est un peu la mama du groupe. Celle qui conseille, qui épaule ses petites sœurs et qui, sens des responsabilités oblige, n’est jamais partante pour les opérations casse-cou.

Les causes

  • Vous avez hérité de la tignasse frisée de tata Rachel.
  • Vous étiez l’aînée de vos sœurs, vos cousines, vos copines (en CE2, vous traîniez avec des CP pour pouvoir mieux les maîtriser).
  • Vous avez toujours aimé faire la « commandante ».
  • Vous avez toujours fait la morale, même à vos parents, même à l’âge de 8 ans.
  • Vous avez toujours été la première de la classe.
  • On a toujours dit de vous « qu’est-ce qu’elle est mature, cette petite ! » et pas seulement parce qu’à 8 ans, vos fringues, c’était du 12 ans.

Les conséquences

En bonne aînée raisonnable et chargée de responsabilités, placée au centre des attentions familiales (« veille sur tes sœurs », « réussis bien à l’école », « appelle ta grand-mère, ta grande-tante, ta vieille cousine », « toi, on sait qu’on peux compter sur toi »), vous avez développé des talents de manager hors pair : vous êtes devenue institutrice, DRH, CPE, surveillante d’internat, mère supérieure… Côté vie sentimentale, en tant qu’héritière principale de la psychose familiale, vous avez certainement vite tracé votre route en bon petit cheval : fiancée à 19, mariée à 24, déjà deux enfants, une maison, un jardin et un chien. Deux possibilités : soit vous avez joué la carte du dirigisme (lors des retrouvailles familiales en vacances au bord de la mer, vous gérez tout, de la location de la villa à l’emploi du temps de votre petite cousine), soit vous abattez celle de la diplomatie et du recul (dans ce cas, vous avez su vous détacher de votre mère, de votre père, d’Œdipe, Freud et compagnie). Et là, vous jouez la présence-absence : tout sourire patient devant les sarcasmes de votre sœur et les râles de votre grand-mère, vous préférez jouer aux pâtés avec votre petite nièce plutôt que de participer au débat calva-politique de la fin du repas.

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Vous étiez la cadette.

Enfin, vous savez, celle du milieu, quoi. Celle qui avait toujours le brushing impeccable et des cheveux tellement noirs et brillants qu’on aurait dit qu’ils étaient bleus. Et la mieux foutue, en plus de ça. Celle dont tous les mecs de la série tombaient amoureux, forcément.

Les causes

  • Vous étiez objectivement la plus belle (de la famille, de votre classe, des Miss Pont-l’Evêque).
  • Vous avez toujours pensé que vous étiez la plus belle (vos parents vous l’ont toujours assuré).
  • Vous avez les cheveux raides comme des baguettes de tambour.
  • Vous êtes « celle du milieu » dans la fratrie.
  • Vous étiez la chouchoute de votre père (donc vous étiez tout le temps dans la séduction).

Les conséquences

La vie est cruelle (enfin, pour les autres), et tous les garçons (de la classe, du bureau) ont toujours été amoureux de vous. Féminine et séductrice jusqu’au bout des ongles, vous avez raflé et raflez toujours la palme de la nana qui fait craquer tout le monde (même à 70 ans, si si). Car, en plus d’un joli minois, vous avez surtout ce besoin existentiel de séduire, cette addiction qui, malheureusement pour vos copines, rend elle aussi addict. Vous avez pu devenir standardiste, fleuriste, chanteuse, actrice, muse, animatrice TV, secrétaire… enfin, que des métiers qui font fantasmer les hommes. Sentimentalement, vous êtes incasable : séduite par un amoureux transi, vous détournez vite votre regard vers une nouvelle proie consentante (et mariée, peut-être). Mais comme en plus vous êtes adroite, vous arrivez à cumuler (votre mec, votre amant, votre prétendant). Lors des réunions familiales, les débats autour du repas du soir vous passent totalement au-dessus de la tête : vous préférez vous éclater dans les vagues avec votre beau-frère, un mec super avec qui vous vous entendez très bien.

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Vous étiez la benjamine.

Celle qui était toujours montée sur roulettes : skateboard, rollers, catamaran, scooter des mers. Vous avez passé tous les permis. Casse-cou, vous n’en aviez rien à foutre de mettre des décolletés (d’ailleurs, vous étiez plate) et aimiez les couleurs fluo (bon, en même temps, vous étiez jeune dans les années 80).

Les causes

  • Vous étiez effectivement la petite dernière.
  • Votre vieille cousine ne se souvient jamais de votre prénom.
  • Vous n’avez jamais particulièrement brillé par vos résultats scolaires, ni par votre chevelure de princesse. Du coup, vous avez développé des dons que vos parents n’attendaient pas : aisance sur scène, clown de la famille, jonglage à quatre boules, tennis de compétition, passion pour les insectes…
  • Vous étiez la chouchoute de votre mère… et pas de votre père : du coup, pour l’impressionner, vous avez toujours aimé jouer aux petites voitures.
  • Vous avez toujours séduit les hommes grâce à vos exploits sportifs (« j’parie que j’te bats au saut en longueur »), votre humour, votre côté anti-nunuche.

Les conséquences

Vous avez effectivement développé des talents extra-scolaires : sportive de haut niveau, comique, artiste underground… vous êtes totalement en décalage avec les attentes familiales. Tout en étant restée très proche de maman : votre relation particulière avec elle (ou votre statut de petite dernière) vous rattache inconsciemment toute votre vie au nid (contrairement à l’aîné à qui l’on demande de se reproduire rapidement, les derniers-nés, traditionnellement, étaient ceux qui devaient rester célibataires pour prendre en charge les parents vieillissants). Résultat : vous avez pu devenir bonne sœur ou lesbienne (selon votre milieu social), ou encore vous sortez avec un mec qui a un piercing dans la joue (en gros, vous aurez toujours du mal à présenter vos partenaires à votre grande-tante). Lors des réunions familiales, vous passez vos journées à donner des cours de surf et à cracher des noyaux de cerise avec votre petit neveu. À moins qu’ayant perdu le chargeur de votre portable, vous n’ayez pu être informée qu’une réunion familiale avait lieu à Quimper ce week-end-là.

Imaginé par l’Indécise karmique

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3 Réponses to “Quelle Cat’s Eyes êtes-vous ?”

  1. Les Princesses Ne Pleurent Jamais 16 juin 2010 à 10:38 #

    Moi je voulais être la cadette parce que je trouvais qu’elle chopait pas mal. Mais bon, je suis moche (sauf quand je porte ma robe violette)(et là je suis canon)(mais bon maintenant que je suis trop grosse, je ne peux plus la mettre)

  2. chamade 17 juin 2010 à 18:00 #

    Bien vu !!!! moi,la benjamine ,je me retrouve assez bien dans la description de l’ainée, et pourtant,j’aurais revé d’etre comme la cadette …jamais contente !!! dans une prochaine vie….

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  1. Trois vives panthères. « Les pages de Bettie - 29 décembre 2010

    […] (La suite de cette analyse percutante imaginée par l’Indécise karmique est à lire ici.) […]

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