J’ai décidé d’être écoloféminine

21 Fév

Difficile de s’ériger contre la féministe indignation d’Elisabeth Badinter lorsqu’on a pas encore eu d’enfant. Difficile de prôner la bienveillance écologique lorsqu’on a pas encore été assaillie de tire-lait et autres couches lavables, ni menacée d’expurger sa peine au ban de la société parce qu’on ose émettre le souhait de ne pas passer sa journée à éplucher les carottes bio. Alors je m’abstiendrai d’insister sur le fait que le bombardement d’échantillons de lait en poudre et autres produits INDISPENSABLES à la survie du futur bambin, pures inventions du capitalisme pour élever au maximum la facture de la venue au monde d’un enfant, nous manquera peut-être moins que le discours écolo des sages-femmes subitement éprises de Dame Nature.

N’ayant donc pas encore perdu mon job pour cause d’allaitement, j’ose à peine affirmer que je suis pour tout ce qui peut rapprocher la mère de son enfant et diminuer l’empreinte carbone de son arrivée sur terre. Me reste une solution pour soutenir mon propos : en attendant le fatidique bannissement et la charge incommensurable d’être une mère nature, je vais m’atteler à un programme responsable et durable : devenir une femme écologiquement correcte.

Leçon numéro un.

Pour commencer à cultiver ma féminité respectueuse de l’environnement, je balance à la poubelle jaune les 25 shampooings lissants 3 en 1 et autres baumes démêlants bourrés de paraben qui, grâce aux largesses des attachées de presse des cosmétiques bon marché, font ressembler ma salle de bains à un rayon de chez Sephora. Et j’opte pour une bonne vieille recette à base de savon noir africain équitable, à acheter en ligne sur http://www.afriqueessences.com.

Après l’avoir râpé, je le fais fondre dans de l’eau bouillante, puis une fois le mélange tiède, je le verse dans une bouteille et j’y ajoute dix gouttes d’huile essentielle de lavande, 5 gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang et deux gouttes d’huile essentielle de romarin. (Celle-ci est déconseillée aux femmes enceintes, ça tombe bien.) Après avoir secoué, je n’ai plus qu’à appliquer sur mes cheveux, comme un shampooing classique, avant de rincer au vinaigre de cidre. (Ma féminité risque d’en prendre un coup, là.) Heureusement, j’ai tout prévu : j’utilise, comme masque après-shampooing, de la pâte de ghassoul, à trouver dans les épiceries orientales et chez http://www.cosm-ethique.com. Je laisse agir 15 minutes (ça tombe encore bien, je n’ai pas de bambin à aller chercher à la crèche.)

Résultat : oublié l’effet gainant et lissant des Fructis et autres mixtures non biodégradables qui agissent en 30 secondes chrono, qui masquent sous leurs additifs votre vraie nature capillaire. Avec ce mélange nature, vous apprendrez à accepter vos cheveux tels qu’ils sont. C’est-à-dire secs, indubitablement. Mais que vaut le bonheur d’être soi ?  Comme disait Calvin Klein : « Be yourself ».

La semaine prochaine, l’Indécise karmique poursuit sa quête de la féminité bio et arrête le déo…

Imaginé par l’Indécise karmique

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2 Réponses to “J’ai décidé d’être écoloféminine”

  1. @nnoushka 22 février 2010 à 12:07 #

    Merde j’esperais au moins que le naturel fasse mieux que le chimique!

  2. serialbloggueuse 25 février 2010 à 15:41 #

    quel ton, quel rythme, super sympa votre blog j’adore!
    signe des « cosmo » de la bonne époque!

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